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Volume 53, numéro 18 | 8 février 2018

À la une

Sans oui, c’est non!

La campagne visant à promouvoir l'importance du consentement sexuel et à prévenir les violences à caractère sexuel se tiendra du 12 au 23 février

Par Yvon Larose

«Sans oui, c’est non!» Ce slogan pour le moins percutant sera bien visible sur le campus entre le 12 et le 23 février, alors que se déroulera, pour une troisième fois dans la cité universitaire, la campagne visant à promouvoir l’importance du consentement sexuel et à prévenir les violences à caractère sexuel.

La campagne, coordonnée par le Centre de prévention et d’intervention en matière de harcèlement (CPIMH), comprendra une quinzaine d’activités. Parmi les nouveautés, mentionnons l’exposition Que portais-tu?, le théâtre-forum Touche-moi pas! et la conférence du rappeur Webster sur la violence sexuelle dans le milieu du hip-hop. Pour sa première participation à la campagne, le Vice-rectorat aux ressources humaines diffusera auprès des employés de l’Université de brèves capsules d’information interactives sur le harcèlement sexuel.

«En 2017, des associations étudiantes et des groupes d’étudiants ont contacté le CPIMH pour proposer des activités qu’ils ont ensuite organisées, explique la sexologue Christine Delarosbil, coordonnatrice des activités de prévention des violences sexuelles sur le campus pour le CPIMH. Ceci démontre un intérêt et une prise de position des étudiantes et des étudiants. Ceci peut être un reflet du changement de paradigme en lien avec les violences à caractère sexuel qui est en train de se manifester.»

L’exposition Que portais-tu? se tiendra durant toute la durée de la campagne au pavillon Ferdinand-Vandry. Créée aux États-Unis, elle présente les témoignages de femmes victimes de violence sexuelle ayant accepté, pour les besoins de l’exposition, de céder les vêtements qu’elles portaient lors de leur agression. À l’Université, les vêtements recueillis par la CADEUL correspondent à ceux décrits dans les témoignages. «Les concepteurs américains voulaient démontrer que les vêtements n’ont pas d’influence sur les agresseurs, souligne Christine Delarosbil. C’est un préjugé. Dans mon travail, je rencontre les victimes de violence à caractère sexuel à l’Université Laval. Certaines disent qu’elles ont changé leurs vêtements, pensant que le fait d’être davantage couvertes n’attirera pas les agresseurs potentiels.»

Une fête de famille, un travail d’équipe, une fin de soirée festive entre amis: autant de contextes, pense-t-on, où le sentiment de sécurité est établi. Pourtant, des violences sexuelles en milieu universitaire peuvent se présenter dans ces situations. Le théâtre-forum Touche-moi pas! explorera des pistes de prévention pour ces réalités. «Trois tableaux seront présentés, indique Christine Delarosbil. À la fin de la présentation, les étudiants-acteurs vont refaire chacun des tableaux et demander chaque fois à l’auditoire d’intervenir et de faire des propositions qui vont amener un dénouement différent.»

Parmi les activités qui reviennent cette année, il y a notamment l’atelier sur l’intégration des personnes LGBTQ+ en milieu de travail. Une étudiante à la maîtrise en orientation fera part des résultats de son mémoire sur le défi que peut représenter l’intégration de la diversité sexuelle en milieu de travail. Certaines pratiques peuvent, en effet, être vécues comme des micro-agressions. «Par exemple, entre collègues, il est présumé que tous sont hétérosexuels, ce qu’on appelle l’hétérosexisme, explique Christine Delarosbil. Ainsi, les gens vont se faire poser des questions impliquant que leur partenaire est du sexe opposé.»

Comme en 2017, des stands éducatifs seront installés dans les pavillons du campus. Les visiteurs pourront tester leurs connaissances sur les violences sexuelles et prendre des informations sur les ressources disponibles à l’Université en cette matière. «Les stands ont très bien fonctionné l’an dernier, dit-elle. Une autre activité qui avait bien fonctionné est la démonstration d’autodéfense, qui revient cette année.»

La campagne est rendue possible grâce à la collaboration du CPIMH, du Vice-rectorat aux études et aux affaires étudiantes, du Vice-rectorat aux ressources humaines, du Service de sécurité et de prévention, du Service des résidences, du Bureau des événements campus, de la Direction des services aux étudiants, du PEPS et des associations étudiantes CADEUL et AELIÉS.

Le lancement officiel de la campagne «Sans oui, c’est non!» aura lieu le jeudi 8 février au pavillon Ferdinand-Vandry. Plus d’information sur la campagne.


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Lors du lancement de la campagne «Sans oui, c’est non!», le 8 février, au pavillon Ferdinand-Vandry. De gauche à droite: Sophie D’Amours, rectrice, Christine Delarosbil, coordonnatrice de la campagne, Milène Lokrou, présidente du conseil d’administration de «Sans oui, c’est non!», Hélène David, ministre responsable de l’Enseignement supérieur et de la Condition féminine, Josée Laprade, directrice du Centre de prévention et d’intervention en matière de harcèlement, Lyne Bouchard, vice-rectrice aux ressources humaines, et Raynald Bergeron, vice-recteur aux affaires externes, internationales et à la santé.

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Des étudiantes bénévoles dans l’un des stands éducatifs installés dans les pavillons du campus durant la campagne 2017.
Photo: Cloé Cabana

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