Une étude à laquelle ont pris part des chercheurs de l’Université Laval qui révèle le lien entre le stress et la dépression a été sélectionnée parmi les découvertes québécoises les plus importantes de l’année 2018 par le magazine de vulgarisation scientifique Québec Science. L’étude publiée dans la revue Nature Neuroscience a révélé que le processus inflammatoire déclenché par un stress social comme l’intimidation diminue l’étanchéité de la barrière hématoencéphalique, un mécanisme qui prévient le passage de molécules et de microorganismes nuisibles de la circulation sanguine périphérique vers le cerveau. Cette perte d’étanchéité ouvre la porte à des molécules qui favorisent l’apparition de symptômes dépressifs.

«Notre étude est la première à démontrer que l’inflammation périphérique induite par un stress social chronique peut influencer directement le cerveau en altérant l’intégrité de la barrière hématoencéphalique, explique la première auteure de l’étude, Caroline Ménard, professeure à la Faculté de médecine de l’Université Laval et chercheuse au Centre de recherche CERVO. Elle confirme également le rôle central de l’inflammation dans le développement de symptômes dépressifs.»

Cette découverte pourrait avoir d’importantes répercussions cliniques, notamment la mise au point de nouveaux traitements de la dépression qui cibleraient le maintien de l’intégrité de la barrière hématoencéphalique.

Benoit Labonté, professeur à la Faculté de médecine et chercheur au Centre de recherche CERVO, fait également partie des coauteurs de l’étude.

Relisez un article du Fil concernant cette étude.