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Volume 49, numéro 25 | 27 mars 2014

À la une

Pétrographie high tech

Un nouveau laboratoire fait entrer l'étude des roches dans le 21e siècle

Par Yvon Larose

Une salle de 11 mètres par 10 équipée de matériel dernier cri pour l’étude des roches. Le lundi 24 mars, au coeur du Département de géologie et de génie géologique, soit au quatrième étage du pavillon Adrien-Pouliot, avait lieu l’inauguration du tout nouveau Laboratoire interactif de pétrographie. Celui-ci est destiné à la formation des étudiants inscrits aux trois cycles dans les programmes de géologie, de génie géologique ou des sciences de la Terre, ainsi qu’à la formation continue de professionnels dans ces domaines.

Cet espace à la fine pointe de la technologie est composé de 21 microscopes pétrographiques en lumière polarisée, transmise et réfléchie, de marque Zeiss. Chacun d’entre eux offre un grossissement maximal de 500 fois et est équipé d’une caméra numérique et d’un écran plat. Tous sont liés en réseau et branchés à un projecteur mural haute définition, permettant ainsi le partage des images étudiées et l’interaction immédiate entre les observateurs. Plus précisément, l’un d’eux sert au poste du professeur, les autres pouvant servir à 40 étudiants répartis par groupes de deux.

«Cet environnement est à la fois interactif et d’avant-garde, soutient Marc Constantin, directeur du Département de géologie et de génie géologique. Nous pouvons affirmer qu’il s’agit d’un des laboratoires de microscopie optique universitaires parmi les plus modernes au Canada, sinon dans le monde dans le domaine de la pétrographie.»

La lumière polarisée permet de caractériser les roches, les minéraux, les minerais et les fossiles, ainsi que les matériaux provenant de l’activité humaine comme les bétons. La couleur, le relief et le clivage, entre autres, permettent de les identifier. Les observations se font à l’échelle microscopique. Une lumière transmise ou réfléchie éclaire de minces couches d’une épaisseur de 30 micromètres.

Selon Marc Constantin, l’infrastructure technologique du laboratoire apporte une dimension nouvelle à la pédagogie. Auparavant, si un étudiant observait quelque chose digne d’intérêt, une quarantaine de personnes pouvaient se regrouper autour de lui pour, l’une après l’autre, voir sa découverte à même le microscope, avant d’en discuter. Maintenant, sur un clic de souris, l’image apparaît à l’écran du poste et peut être transmise au professeur ou aux autres étudiants.

«La capacité de branchement à d’autres appareils favorise le travail en réseau, souligne-t-il. Et le fait d’avoir deux oculaires sur le microscope, au lieu d’un seul comme c’était le cas auparavant, permet une capacité d’observation plus grande et de meilleure qualité.»

Les professionnels de l’industrie pourront bénéficier des équipements du laboratoire. «Nous voulons offrir la possibilité de cours en formation continue aux professionnels de différents domaines, notamment en ressources minérales», indique Marc Constantin.

La création du Laboratoire interactif de pétrographie a été rendue possible en partie grâce à la contribution financière d’André Gaumond, Jacques Bonneau, Ghislain Poirier, Exploration Midland, Stornoway Diamonds, Granicor, Goldcorp et Mines Virginia, qui ont versé près de 500 000$ sur un budget total de près de 700 000$.

Marc Robitaille

Les étudiants inscrits aux trois cycles dans les programmes de géologie, de génie géologique ou des sciences de la Terre pourront profiter de ce nouveau laboratoire.

Photo: Marc Robitaille

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