Peu après un accident qui a coûté la vie de son mari, Luisa fait la rencontre d’Ernesto, un inconnu qui tombe amoureux d’elle. Soucieuse d’offrir un cadre sécurisant à ses filles, elle est tentée d’accepter sa proposition de mariage, mais hésite devant ses avances, qui deviennent de plus en plus insistantes. Le long métrage Un homme charmant (La Luz indidente), de l’Argentin Ariel Rotter, nous entraîne au cœur du Buenos Aires bourgeois des années 1960. C’est ce film qui sera présenté le 15 février à la Médiathèque de la Bibliothèque.

Chaque vendredi, l’activité «Les images viennent du Sud» fait découvrir aux cinéphiles une production de l’Amérique latine. Les projections, gratuites, sont précédées d’une mise en contexte du film et sont suivies d’un débat auquel chacun peut participer et partager ses réflexions. Le tout est organisé par un étudiant originaire du Chili, Sebastián Ibarra Gutiérrez.

Cette initiative, qui gagne en popularité sur le campus, a été mise sur pied en 2015 par Bértold Salas-Murillo. À son départ, Sebastián Ibarra Gutiérrez a repris le flambeau. «L’une des premières mesures que j’ai prises a été d’augmenter le nombre de projections afin de créer un sentiment d’appartenance. L’été dernier, pour la première fois, une programmation s’est ajoutée à celles des sessions d’hiver et d’automne. Ce fut un énorme succès. Plusieurs cinéphiles, que je nomme “le groupe de fidèles”, sont présents chaque semaine. Cet hiver, c’est la première fois que nous présentons autant de films», se réjouit le doctorant en génie des mines.

Sous-titrés en français ou en anglais, les films proviennent des collections de l’Université. D’une programmation à l’autre, les choix sont faits dans un souci de montrer les diverses réalités des pays de l’Amérique latine. «La plupart des films ont pour thème une question sociale, comme l’histoire de la dictature, mais aussi des sujets plus récents, que ce soit les conséquences de l’exploitation minière, la pauvreté ou les conflits liés à la terre. Ces films permettent d’approfondir des réalités qui sont parfois cachées ou peu médiatisées», explique Sebastián Ibarra Gutiérrez.

Cet hiver, le groupe de fidèles aura droit à plusieurs perles cinématographiques. Entre autres, Santa et Andrés, un film cubain réalisé en 2016 par Carlos Lechuga. L’histoire est celle d’une paysanne révolutionnaire et d’un écrivain homosexuel contraint de s’isoler en raison de ses opinions politiques. «L’automne dernier, nous avions présenté un autre film cubain, Conducta, qui a été fait par un réalisateur soutenu par l’État. Cette fois, il s’agit d’un film qui montre une vision tout à fait différente de Cuba», souligne l’étudiant.

Autre film à ne pas manquer selon lui, Paraiso a été tourné dans un bidonville situé en banlieue de Lima, au Pérou. Héctor Gálvez, dont c’est le premier long métrage de fiction, met en scène une jeunesse attachante qui cherche à se sortir de la misère, en dépit des difficultés.

Enfin, Sebastián Ibarra Gutiérrez n’est pas peu fier de présenter Orfeu Negro, un film musical franco-italo-brésilien de Marcel Camus sorti en 1959. «Ce film, qui a remporté la Palme d’or au Festival de Cannes, est considéré comme un grand classique du cinéma latino-américain. Il a révélé au monde entier un style musical alors peu connu, la bossa-nova.»

La programmation comprend également Alamar (Mexique), La demora (Uruguay), Rompecabezas (Argentine) et Bonzai (Chili).

Les projections ont lieu à 17h30 au local 4117 du pavillon Jean-Charles-Bonenfant. Plus d’information: Les images viennent du Sud.