Il y a 12 ans, le Fonds de développement durable voyait le jour à l’Université. Suivait, la même année, la création de la Table de concertation sur le développement durable. L’engagement de la communauté universitaire dans la voie d’un concept prometteur et porteur d’avenir était enclenché. Il n’a cessé de progresser depuis.

«Aujourd’hui, explique le vice-recteur aux affaires externes, internationales et à la santé, Rénald Bergeron, la communauté universitaire est animée d’une profonde culture de développement durable. Elle est mobilisée, plus que jamais, autour d’enjeux collectifs comme la santé et la mobilité durables. Le développement durable est constitutif de qui nous sommes, en plus de contribuer au rayonnement international de l’Université.»

Le document Faits saillants sur le développement durable 2017-2018 vient d’être publié. Les 10 axes du développement durable y sont représentés chacun par une réalisation. Le vice-recteur insiste sur l’axe recherche et création. «Près de 60% des chaires, instituts, centres et regroupements de recherche étaient reconnus en lien avec un enjeu de la politique de développement durable, indique-t-il. Si on pense à la stratégie Sentinelle Nord, les trois grands chantiers thématiques sur les systèmes complexes, la lumière et les microbiomes amènent des recherches transdisciplinaires touchant à des enjeux de santé ou de développement durable.»

Pour une troisième année consécutive, l’Université présente un bilan nul de ses émissions de gaz à effet de serre. «Nous en sommes assez heureux et nous n’avons pas l’intention de réduire notre effort en ce sens, soutient Rénald Bergeron, nous voulons l’accentuer. Par exemple, nous commençons à acheter du gaz naturel renouvelable d’Énergir provenant de résidus alimentaires, agricoles ou industriels, et non d’énergies fossiles.»

Dans le document, chacun des textes sur les axes du développement durable est surmonté, en plus du titre, d’une phrase rassembleuse. Par exemple, «Nous sommes des leaders» coiffe le paragraphe sur la gouvernance, «Nous consommons de façon responsable» est accolé au volet Achat et consommation responsables, et «Nous avons l’audace d’agir différemment» porte sur la section Entrepreneuriat et engagement responsables. «Par cet emploi systématique du “nous”, souligne le vice-recteur, nous voulons signifier l’engagement d’un grand nombre d’étudiants et d’employés. Si l’Université arrive à être aussi bien cotée, c’est grâce à l’engagement de la communauté universitaire.»

Rénald Bergeron insiste sur la sensibilisation aux bienfaits du développement durable, qui s’observe sur différents plans. Il cite en exemple l’activité «Les escaliers ça marche SSQ assurance», qui s’est déroulée à l’amphithéâtre-gymnase du PEPS le 22 janvier dernier. «Plein d’employés ont participé, raconte-t-il, c’était assez fabuleux.» Selon lui, de plus en plus de gens sont non seulement sensibilisés, mais engagés. «Les comptoirs alimentaires du campus se sont engagés à réduire le plastique, poursuit-il. Plusieurs activités sont maintenant écoresponsables. À l’été 2018, Coop Zone s’est investie dans la tenue d’un premier marché local à ciel ouvert sur le campus. Les membres de la communauté universitaire ont pu acheter des aliments locaux produits par La BoULangerie du Comtois, AgroCité et la Fromagerie du campus. Enfin, quelque 1 000 personnes ont assisté aux présentations de la Semaine de l’entrepreneuriat responsable.»

Le Fonds de développement durable a financé près de 60 initiatives en 2017-2018. Parmi elles, le Rucher pédagogique UL. Fin août 2017, quelque 20 000 abeilles domestiques ont élu domicile sur le campus. «Ces ruches, affirme le vice-recteur, sont un exemple d’innovation en développement durable. Ce projet ouvre de nouvelles voies à l’enseignement et à la recherche en apiculture à l’Université.»

Les statistiques pour 2017-2018 révèlent qu’il s’est donné cette année-là 376 cours liés au développement durable. Un an auparavant, il y en avait 365. En ce qui concerne la certification internationale STARS, l’Université s’est maintenue au premier rang au Canada et en deuxième place au monde parmi quelque 800 universités inscrites. L’Université compte maintenant huit kilomètres de pistes cyclables. En 2017-2018, plus de 5 300 personnes ont été sensibilisées aux saines habitudes de vie grâce aux activités de Mon équilibre UL. Un an auparavant, ce chiffre s’élevait à plus de 3 700.

Consulter les Faits saillants sur le développement durable 2017-2018 (PDF)