Le 31 juillet, l’honorable Ginette Petitpas Taylor, ministre de la Santé, a annoncé un financement de plus de 600 00$ pour les travaux menés par Valérie Roy, professeure de l’École de travail social et de criminologie, sur la violence dans les relations intimes entre des personnes LGBTQ2.

La violence fondée sur le sexe touche de manière disproportionnée les personnes lesbiennes, gaies, bisexuelles, transgenres, queer, en questionnement et bispirituelles ainsi que les autres membres de la diversité sexuelle (LGBTQ2). Selon des données autodéclarées, les personnes qui s’identifient comme lesbiennes, gaies ou bisexuelles sont deux à trois fois plus susceptibles de faire l’objet de tout type de victimisation avec violence que les personnes hétérosexuelles. De plus, des éléments probants montrent que les personnes transgenres seraient près de deux fois plus touchées par la violence dans les relations intimes et amoureuses que les personnes cisgenres.

Afin de mieux cerner la nature et les répercussions de la violence conjugale dans la communauté LGBTQ2, la professeure Valérie Roy a mis sur pied le projet «Violence dans les relations intimes et amoureuses chez les populations LGBTQ2+: documenter le phénomène pour mieux outiller et former les professionnelles et professionnels de la santé et des services sociaux». La professeure et son équipe inviteront des personnes LGBTQ2 victimes de violence conjugale à témoigner de leur expérience amoureuse. À partir des constats tirés de ces entrevues, les chercheurs, en collaboration avec des partenaires offrant des services aux populations LGBTQ2, mettront au point des interventions pour prévenir cette violence et soutenir les victimes. «La violence dans les relations intimes et amoureuses chez les populations LGBTQ2+ est encore méconnue et peu documentée. Pourtant, les besoins des personnes qui en sont victimes sont des plus préoccupants. Par son partenariat réunissant l’Équipe de recherche en violence conjugale: Acteurs en contexte et pratiques novatrices de l’Université Laval, la Chaire de recherche sur l’homophobie de l’UQAM et les partenaires RÉZO, le Centre de solidarité lesbienne et le Conseil québécois LGBT, cette recherche permettra de développer des connaissances essentielles pour adapter les services et outiller les professionnelles et professionnels de la santé et des services sociaux », explique Valérie Roy.

C’est l’Agence de la santé publique du Canada qui financera ce projet dans le cadre de la Stratégie du Canada pour prévenir et contrer la violence fondée sur le sexe. «Les personnes LGBTQ2 au Canada continuent de faire face à des inégalités et à des défis uniques, qui incluent malheureusement trop souvent la violence fondée sur le sexe et la violence conjugale. Par notre appui à des projets comme Violence dans les relations intimes et amoureuses chez les populations LGBTQ2+ de l’Université Laval, nous espérons mieux comprendre ces défis et tirer des leçons des points de vue et du vécu des personnes survivantes. Ces importantes tâches contribueront à accroître la capacité de répondre aux besoins des communautés LGBTQ2 et à nous rapprocher de notre but de mettre fin à toute forme de violence fondée sur le sexe et de violence conjugale au Canada», a déclaré la ministre de la Santé, l’honorable Ginette Petitpas Taylor.

Soulignons que l’Université Laval s’assure d’offrir un environnement exempt de violence à caractère sexuel et d’améliorer l’inclusion des personnes appartenant à des groupes sous-représentés, comme les populations LGBTQ2. Depuis novembre 2018, l’Université a adopté la Politique pour prévenir et combattre les violences à caractère sexuel et elle a récemment adhéré à la charte Dimensions en matière d’équité, diversité et inclusion.