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Volume 53, numéro 10 | 16 novembre 2017

Actualités UL

Ces profs qui changent des vies

Le Fil vous présente une série d'articles sur des enseignants inspirants qui ont influencé le parcours d'anciens étudiants. Cette semaine: Sabrina Asselin-Latulippe rend hommage à Catherine Lemay et à Rachel C. Vogel, respectivement chargée de cours et chargée d'enseignement à l'École de langues.

Par Matthieu Dessureault

Apprendre une nouvelle langue nécessite de la motivation et une bonne dose de courage. Sabrina Asselin-Latulippe en sait quelque chose. Il n’y a pas si longtemps, cette diplômée d’un baccalauréat en études littéraires voyait l’anglais comme une langue complexe, voire inutile. De plus, en apprenant l’anglais, elle craignait de trahir son amour de la langue française. Tout cela, c’était avant qu’elle suive le cours Advanced English 1 avec la chargée de cours Catherine Lemay et la chargée d’enseignement Rachel C. Vogel.

Étape obligatoire pour obtenir son diplôme, ce cours lui a permis de marier apprentissage et plaisir. Catherine Lemay ayant dû s’absenter durant la session pour des raisons médicales, Rachel C. Vogel a pris le relais. Pour Sabrina Asselin-Latulippe, ce sont leurs deux méthodes d’enseignement combinées qui ont fait toute la différence. «Je ne saurais dire laquelle des deux a donné naissance au déclic dans ma tête, mais je peux affirmer que, maintenant, je ne vois plus l’anglais comme un ennemi. Tout en étant professionnelles et pédagogues, elles ont su entrer dans ma vie personnelle à coups d’encouragements et de grandes pointes d’humanité. Elles ont été capables de voir plus loin que mon attitude négative pour déceler que, derrière ma haine de l’anglais, se cachait principalement une crainte de ne pas être à la hauteur de ce langage qui me rendait si vulnérable», raconte-t-elle.

Afin de susciter son enthousiasme, les deux enseignantes se sont basées sur ses intérêts dans la vie quotidienne. Sachant qu’elle aimait la littérature et la culture, elles lui ont suggéré des lectures et lui ont envoyé des courriels avec des articles de journaux, des liens vers des émissions de radio et des invitations à des événements (tout cela en anglais, of course!). Aussi, elles évitaient les cours magistraux, privilégiant les travaux en équipe, les jeux éducatifs et les activités ludiques.

Pour Catherine Lemay, qui enseigne l’anglais à l’Université depuis 2004, l’aspect participatif est un incontournable pour apprendre une nouvelle langue. «Je dis souvent à mes étudiants en début de session que s’ils s’attendent à avoir un cours où ils peuvent se cacher au fond de la salle et dormir, ils peuvent oublier ça! Les cours sont très interactifs. Ils comprennent des travaux d’équipe, des exercices et des séances de discussion pour amener l’étudiant à dépasser ses limites. À la fin, il repart avec des outils pour continuer à s’améliorer.»

Pour que cela fonctionne, elle encourage les étudiants à se fixer un objectif. «Ils doivent trouver leurs propres raisons égoïstes d’apprendre l’anglais. Cela peut être pour dénicher un nouveau travail, faire un séjour à l’étranger, jouer à des jeux vidéo en ligne, etc. La raison en elle-même n’est pas importante, mais il en faut une. Suivre un cours parce que c’est obligatoire, ça ne donne rien!»

Anglophone originaire de la Saskatchewan, Rachel C. Vogel utilise son propre parcours pour motiver les troupes. «Moi-même, j’étais peu intéressée à apprendre le français lorsque j’étais jeune, mais les cours étaient imposés. Ce n’est que plus tard que j’ai décidé de poursuivre mon apprentissage. On ne sait jamais où une nouvelle langue peut nous mener. Il y a 25 ans, je voulais être chiropraticienne à Régina! Les langues ouvrent des portes, c’est incroyable! Je ne serais pas ici aujourd’hui si je n’avais pas étudié le français.»

Au-delà de leur amour des langues, ces deux passionnées ont su transmettre à Sabrina Asselin-Latulippe une valeur essentielle: l’ouverture sur le monde. «Avec leur motivation, leur patience et leur disponibilité, elles ont fait une grande différence dans ma vie d’étudiante, mais également dans ma vie de femme, en me donnant l’envie de devenir une Québécoise plus polyvalente, ouverte et éventuellement bilingue», dit celle qui compte maintenant vivre de sa plume, que ce soit dans le domaine de la littérature, des médias ou de la culture. Sans aucun doute, la matière apprise dans le cours Advanced English 1 sera utile pour la suite des choses!

Sabrina Asselin
Diplômée d’un baccalauréat en études littéraires, Sabrina Asselin-Latulippe rêve de vivre de sa plume dans le milieu médiatique.

Et vous, y a-t-il un enseignant qui a changé votre vie?

Les meilleurs enseignants, ce sont ceux dont on se souvient toute sa vie durant. Dévoués, pédagogues, enthousiastes, ils nous ont transmis leur passion, ont élargi nos horizons, nous ont donné envie d’être créatifs dans un domaine. Diplômé ou étudiant, vous avez une histoire qui implique un professeur ou un chargé de cours toujours à l’emploi de l’Université? N’hésitez pas à écrire au journaliste Matthieu Dessureault pour lui faire part de votre témoignage. Votre histoire pourrait faire l’objet d’un article dans le journal!

Pour lire les autres articles de la série «Ces profs qui changent des vies»:


Le Bureau de soutien à l’enseignement profite de la publication de la série «Ces profs qui changent des vies» pour réaliser des capsules vidéo sur les enseignants qui ont été ciblés par un ancien étudiant. Ci-dessous, le témoignage de Catherine Lemay et de Rachel C. Vogel.

Vogel et Lemay

Nul besoin de parler longuement avec Catherine Lemay et Rachel C. Vogel pour saisir toute la passion qu'elles éprouvent pour leur travail.

Photo: Marc Robitaille

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