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Volume 50, numéro 9 | 23 octobre 2014

À la une

Quand trois grands s’unissent

L'Université Laval, l'Université McGill et l'Institut national de recherche scientifique confirment leur volonté de créer ensemble l'Institut nordique du Québec et s'engagent à fédérer les forces vives de la société pour y arriver

Par Claudine Magny

«L’annonce d’aujourd’hui est majeure puisque trois grandes institutions universitaires travailleront de concert afin de mettre sur pied l’Institut nordique du Québec. Notre gouvernement a fait du Plan Nord un pilier de son action pour soutenir la relance économique et c’est pourquoi nous soutiendrons l’Institut nordique à titre de partenaire», affirmait la semaine dernière le ministre de l’Énergie et des Ressources naturelles et ministre responsable du Plan Nord, Pierre Arcand. «Notre objectif est de mettre en valeur le plein potentiel du Nord, de le protéger et de l’habiter de façon durable et, pour cela, nous avons besoin de connaissances solides dans les domaines social, économique et environnemental».

Par ce discours, le ministre Arcand annonçait la naissance d’un partenariat important dans le milieu universitaire, soit celui entre l’Université Laval, l’Université McGill et l’Institut national de recherche scientifique. Le ministre a rappelé que, dans le budget 2014-2015, une enveloppe de 3 millions de dollars répartis sur trois ans, financée à partir du Fonds du Plan Nord, avait été annoncée afin de contribuer à la mise en oeuvre du nouvel institut.

«Dans un contexte de changements climatiques et avec un environnement unique à protéger, le développement nordique doit compter sur une expertise de pointe. L’Institut devra bénéficier de l’apport de précieux partenaires, comme les communautés du Nord, qui ajouteront leurs connaissances traditionnelles aux connaissances scientifiques et au savoir-faire technologique requis pour développer durablement le Nord québécois», a précisé le recteur Denis Brière.

«En rassemblant au même endroit l’expertise du Québec dans les domaines de recherche liés au développement nordique, l’Institut deviendra un facteur d’attraction majeur pour les meilleurs talents sur le plan scientifique et technologique et une source d’innovation sociale», a ajouté la vice-chancelière de l’Université McGill, Suzanne Fortier. Quant au recteur de l’Institut national de recherche scientifique,  Daniel Coderre, celui-ci a fait valoir que le Québec devait être à l’avant-garde dans la recherche et l’innovation concernant le territoire nordique.

Au cours des prochains mois, les trois partenaires mettront en place les structures et mécanismes visant le déploiement des plateformes de recherche et de transfert technologique portant sur les grands enjeux du développement durable du Nord. L’Institut contribuera à fournir aux décideurs des gouvernements, des communautés et du secteur privé les connaissances scientifiques et le savoir-faire technique nécessaires au développement éthique et harmonieux du Nord québécois. «Cette entente permettra à nos établissements et à leurs chercheurs, ainsi qu’aux futurs partenaires de l’Institut, de fournir aux décideurs les connaissances nécessaires dans les domaines économique, social et environnemental, a ajouté le recteur Brière. C’est l’ensemble de la population nordique qui profitera des résultats des travaux de l’Institut nordique du Québec.»

Doug Barber / IPY-CFL / ArcticNet

Dans un contexte de changements climatiques et avec un environnement unique à protéger, le développement nordique doit compter sur une expertise de pointe. Ici, des scientifiques d'ArcticNet mesurent l'épaisseur et la température de la glace dans le cadre du programme Circumpolar Flaw Lead (CFL).

Photo: Doug Barber / IPY-CFL / ArcticNet

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