Logo Université Laval Logo Université Laval

Volume 53, numéro 29 | 6 août 2018

À la une

Le Québec sous toutes ses coutures

L'ouvrage Le Québec d'une carte à l'autre, un ambitieux projet de cartographie mené par le Département de géographie, fait découvrir moult aspects du territoire québécois

Par Matthieu Dessureault

Saviez-vous que plus de 60% de la population québécoise vit aux abords du fleuve Saint-Laurent? Que le nombre de microbrasseries au Québec est passé de 0 en 1980 à près de 200 en 2018? Ou encore que les feux de forêt brûlent, chaque année, l’équivalent de 8 fois la taille de l’île de Montréal? Tous ces chiffres – et bien d’autres! – se trouvent dans un ouvrage fraîchement imprimé aux Presses de l’Université Laval, Le Québec d’une carte à l’autre.

Produit par le laboratoire de cartographie du Département de géographie, ce livre réunit une trentaine de planches qui portent sur un thème lié à la géographie du Québec. On y aborde un éventail de domaines, comme l’industrie laitière, l’immigration, l’agrotourisme, la gestion de l’eau, les territoires autochtones ou encore le patrimoine naturel. En plus de nombreuses cartes, l’ouvrage comprend des textes explicatifs, des tableaux, des graphiques et des photographies, le tout réalisé avec un graphisme simple et attrayant.

«Notre objectif était de présenter une image actuelle du Québec, explique le professeur Yves Brousseau, qui a dirigé ce projet avec son collègue Guy Mercier. Cette image, pour nous, passait par le biais des cartes. Ce livre est le premier atlas du Québec en format papier. On espère qu’il circule, qu’il soit accessible au plus grand nombre.»

Pendant deux ans et demi, une trentaine de spécialistes, issus de l’Université Laval pour la plupart, ont participé à ce projet. Ils ont compilé, croisé et analysé une multitude de statistiques et de données, permettant de mettre en lumière certains faits méconnus sur le Québec. «En révisant les textes, j’ai eu droit à quelques surprises, admet Guy Mercier. Par exemple, j’ai appris que la superficie du territoire consacrée à la production du vin est de 700 hectares; cela représente 7 fois les plaines d’Abraham, ce qui est très peu! Un autre chiffre qui m’a étonné est celui qui concerne la diminution du nombre de fermes entre 1941 et 1981. Plus de sept fermes, en moyenne, disparaissaient chaque jour au Québec. C’est inouï!»

Malgré la grande diversité des thèmes explorés, les auteurs ne prétendent pas offrir un portrait exhaustif du Québec. Il n’empêche que leur ouvrage dresse un panorama plutôt complet et, surtout, fort intéressant. «Nous savions, dès le départ, qu’on ne pourrait pas aborder le Québec sous tous ses aspects. Nous avons ciblé une série de thèmes en essayant de trouver des données qui proviennent des meilleures sources disponibles. Dans le domaine de la cartographie, le nerf de la guerre, c’est obtenir une information suffisamment fiable de façon à pouvoir l’exprimer graphiquement», souligne Yves Brousseau.

Le lancement de Le Québec d’une carte à l’autre se fera lors du Congrès régional de l’Union géographique internationale, qui aura lieu du 6 au 10 août au Centre des congrès de Québec. Organisé par le Département de géographie, cet événement – le plus important du genre au Canada – réunira plus de 1 500 géographes et chercheurs pour une série de conférences, d’ateliers et d’activités scientifiques. Un exemplaire du livre sera remis à chacun des participants.

Le grand public, quant à lui, pourra se procurer l’ouvrage notamment sur le site des Presses de l’Université Laval.

carte-geo-credit-aucun

Comme on peut le voir sur cette carte, qui figure dans l'ouvrage Le Québec d'une carte à l'autre, c'est dans la région de la Baie-James que les feux de forêt sont les plus fréquents. L'intervalle moyen entre 2 feux y est d'environ 50 ans.

Écrivez-nous
Partagez
ULaval nouvelles