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Volume 52, numéro 9 | 10 novembre 2016

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L'Institut nordique du Québec réunit trois chaires de recherche et annonce l'arrivée de Louis Fortier comme directeur de la science et de l'innovation

Par Matthieu Dessureault

L’avenir s’annonce prometteur pour l’Institut nordique du Québec (INQ). Ce projet de longue haleine initié par l’Université Laval, l’Université McGill et l’Institut national de la recherche scientifique (INRS) a désormais son directeur scientifique. Le biologiste océanographe Louis Fortier, connu notamment comme leader scientifique du brise-glace de recherche NGCC Amundsen, prend la barre de cet Institut consacré au développement durable du Nord. Le chercheur émérite sera chargé de superviser le déploiement de la stratégie de recherche.

Enthousiaste, il admet qu’il s’agit là d’un énorme mandat. «C’est une nomination fort intimidante. La création d’un institut transsectoriel regroupant les forces vives de l’Université Laval en recherche nordique date de plus de 12 ans. Il s’agit maintenant de regrouper l’ensemble des expertises du Québec dans un projet beaucoup plus ambitieux que ce que nous avions imaginé au départ. L’émergence spectaculaire des enjeux environnementaux, socio-économiques et politiques dans le Nord force une mobilisation des chercheurs. Les perspectives pour la recherche et l’hybridation des expertises sont fascinantes.»

L’INQ, rappelons-le, regroupe plusieurs centres de recherche couvrant des secteurs aussi variés que les ressources naturelles, la santé, le génie et les sciences humaines et sociales. Il vise à fournir aux gouvernements, aux entreprises et aux communautés concernés les connaissances scientifiques et le savoir-faire technique nécessaires au développement durable du Nord du Québec et de l’Arctique canadien. «Les membres de l’Institut sont capables de contribuer à cette vision d’un développement durable du Nord. Ma priorité numéro un est de fournir à ces centres de recherche les moyens financiers et logistiques, de combiner leurs expertises afin de rattraper rapidement les retards et de faire du Canada un leader mondial dans le développement économique et social des régions nordiques», ajoute le nouveau directeur de la science et de l’innovation.

Trois chaires viennent par ailleurs s’ajouter à l’Institut. Il s’agit de la Chaire de recherche sur le développement durable du Nord, la Chaire de recherche sur le potentiel géothermique du Nord et la Chaire de recherche nordique de l’Université McGill sur la conservation de la faune et la sécurité alimentaire traditionnelle. Elles sont dirigées respectivement par Thierry Rodon, professeur au Département de science politique de l’Université Laval, Jasmin Raymond, chercheur à l’INRS, et Murray Humphries, de l’Université McGill.

Pour Thierry Rodon, ce regroupement représente de belles occasions de partenariat de recherche interdisciplinaire. «Les chaires de l’INRS et de l’Université McGill couvrent des enjeux comme le potentiel géothermique, la préservation de la nature et la sécurité alimentaire. De mon côté, je m’intéresse au développement durable du Nord, particulièrement sur les plans humain et social, ce qui est très peu étudié. Notre association offre un terrain de complémentarité; nous verrons dans quelle mesure nous pouvons collaborer à des projets communs.»

Les travaux de Thierry Rodon portent principalement sur les effets du développement minier sur les communautés autochtones. Depuis 2011, le chercheur et son équipe mènent divers projets, en collaboration avec des partenaires nordiques et internationaux, pour mieux comprendre les enjeux posés par cette industrie. Le financement de l’INQ lui permettra donc de poursuivre ses travaux afin d’éclairer la prise de décision des entreprises, des gouvernements et des communautés autochtones. «Thierry Rodon continuera de partager tout le savoir acquis avec brio au fil des ans en matière de pratiques exemplaires à mettre en place pour répondre aux impératifs d’un développement nordique durable», se réjouit le recteur de l’Université Laval, Denis Brière.

Pour le chercheur, la force de l’INQ réside dans son potentiel à renforcer les liens avec les populations nordiques. «Pour moi, c’est ça l’important: établir un partenariat solide avec les communautés autochtones et non autochtones du Nord, ainsi que les organismes nordiques. Cela signifie de prendre en compte leurs préoccupations en termes de recherche et surtout, de construire avec eux les savoirs sur le Nord en contribuant au développement de leur capacité de recherche.»

Plus d’information sur l’INQ


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De gauche à droite: Robert Sauvé, président-directeur général de la Société du Plan Nord, Claude Arbour, recteur par intérim de l’INRS, Jasmin Raymond, titulaire de la Chaire de recherche sur le potentiel géothermique du Nord de l’INRS, Louis Fortier, directeur de la science et de l’innovation de l’INQ, Denis Brière, recteur de l’Université Laval, Thierry Rodon, titulaire de la Chaire sur le développement durable du Nord de l’Université Laval, Rosie Goldstein, vice-principale à la recherche et à l’innovation de l’Université McGill, et Murray Humphries, titulaire de la Chaire de recherche nordique de l’Université McGill sur la conservation de la faune et la sécurité alimentaire traditionnelle.
Photo: Marc Robitaille

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L'INQ vise à fournir aux gouvernements, aux entreprises et aux communautés concernés les connaissances scientifiques et le savoir-faire technique nécessaires au développement durable du Nord du Québec et de l'Arctique canadien.

Photo: Martin Fortier / ArcticNet

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