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Volume 50, numéro 20 | 12 février 2015

À la une

Recherche et industrie au rendez-vous

La Faculté des sciences et de génie crée un espace qui favorisera la commercialisation d'innovations issues des travaux de chercheurs universitaires

Par Yvon Larose

Les pinces robotiques flexibles de Robotiq, les bornes de recharge d’AddÉnergie ou encore les procédés de traitement laser de matériaux de Laserax sont autant de succès commerciaux issus des travaux de chercheurs de la Faculté des sciences et de génie (FSG). «Chaque année, explique le doyen André Darveau, quatre ou cinq projets de recherche qui pourraient conduire à un brevet ou à un produit sont en cours à la Faculté, mais nos chercheurs n’ont pas nécessairement le temps d’accompagner leur projet jusqu’à terme. C’est ici qu’intervient Eggenius.»

Eggenius est le nom d’un espace de la FSG voué à l’innovation technologique. Il s’adresse tant aux étudiants et professeurs qu’aux entrepreneurs de la région de Québec. Le doyen Darveau a annoncé sa création, le mercredi 11 février, au pavillon d’Optique-photonique. Il a fait l’annonce devant un auditoire composé de gens d’affaires et de chercheurs universitaires.

«Eggenius est un espace unique au Québec, affirme-t-il. On pense qu’il couvre tous les aspects de l’innovation à partir de nos forces. La Faculté des sciences de l’administration et la Faculté de droit sont associées au projet pour ce qui concerne les plans d’affaires et les aspects juridiques de l’innovation. Nous pensons avoir un beau package multifacultaire qui bénéficiera au campus, en plus de faire avancer la région de Québec sur le plan économique.»

L’espace Eggenius comporte trois volets. Il favorise la commercialisation d’innovations développées par les chercheurs de la Faculté en les faisant évoluer dans un processus de maturation. Il donne également accès, pour les entreprises technologiques de la région, à un répertoire d’équipements scientifiques de pointe. Enfin, il accorde des bourses d’études et offre du mentorat aux étudiants de la Faculté intéressés à se lancer en affaires.

«Nous sommes prêts à partager nos équipements et l’expertise qui vient avec eux, souligne André Darveau. C’est une formule gagnant-gagnant. Ces équipements peuvent être empruntés ou loués. Qu’il s’agisse d’outils de caractérisation des matériaux, de microscopes perfectionnés ou d’appareils servant au séquençage de l’ADN, ils coûtent assez cher et ne sont pas tout le temps utilisés. Ce coup de pouce aux PME technologiques de la région aidera à leur développement.»

Le doyen insiste sur l’importance de favoriser l’émergence d’une relève entrepreneuriale auprès des étudiants de la Faculté. «Nos étudiants ont la possibilité d’effectuer des stages l’été, dit-il. Grâce à Eggenius, des bourses d’études seront disponibles pour ceux qui préfèrent profiter de l’été pour démarrer leur projet d’affaires et être supervisés.»

Le dynamisme économique repose en grande partie sur l’innovation technologique. Or, le Québec, comme le Canada, accuse un certain retard dans ses activités de recherche et développement. Les statistiques officielles indiquent qu’en juin 2014, le Canada consacrait moins de 1% de son produit intérieur brut à la recherche et développement. La moyenne des pays membres de l’Organisation de coopération et de développement économiques était de 1,7%.

«Les gouvernements ont mis l’accent sur la place importante que devrait prendre l’innovation dans le développement de nos communautés, explique André Darveau. Malgré les politiques et les plans d’action, nous avons pris un certain retard. Nos universités fonctionnent bien en recherche. Nos entreprises en font un peu moins. Il y a du travail à faire pour que, ensemble, nous puissions aller plus loin.»

Selon lui, le projet Eggenius permettra d’accroître le nombre d’entreprises dérivées des activités de recherche de la FSG. Il permettra aussi d’augmenter le nombre de partenariats entre la Faculté et les entreprises régionales. Eggenius favorisera également l’entretien et l’amélioration des équipements scientifiques facultaires.

Pour la directrice générale du Parc technologique du Québec métropolitain (PTQM), Natalie Quirion, un projet tel qu’Eggenius constitue «une voie d’avenir pour le développement économique». «Plusieurs beaux exemples de collaboration entre la recherche menée à l’Université Laval et nos entreprises l’ont démontré», a-t-elle déclaré. Le président et chef de la direction de la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, Alain Aubut, est, quant à lui, enchanté par l’ouverture du milieu universitaire: «Je suis ravi de constater qu’il existe dorénavant une voie simplifiée à l’Université Laval pour les gens d’affaires qui veulent amener leur entreprise plus loin.»

Le projet Eggenius compte déjà de nombreux partenaires: la Chambre de commerce et d’industrie de Québec, Entrepreneuriat Laval, le Parc technologique du Québec métropolitain, Québec International, REGAR, SOVAR, la Faculté de droit, la Faculté des sciences de l’administration et le Vice-rectorat à la recherche et à la création de l’Université Laval. Pour information: eggenius.ulaval.ca, tél.: 418 656-7002

KUKA

Le robot KUKA LWR, du Laboratoire de robotique, permet de développer de nouvelles applications robotiques.

Photo: KUKA

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