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Volume 53, numéro 29 | 14 juin 2018

Vie étudiante

Rêver un possible rêve

Les finissants et finissantes au baccalauréat en art et science de l'animation ont le vent dans les voiles

Par Renée Larochelle

À peine sortis de l’Université, et même avant d’obtenir leur précieux diplôme, les finissants et finissantes au baccalauréat en art et science de l’animation (BASA) n’auraient aucun mal à trouver un emploi dans leur domaine, que ce soit à Québec ou à Montréal. En témoignent les confidences recueillies chez quelques-uns de ces diplômés parmi lesquels figure William Côté, 23 ans. Il est illustrateur, designer et motion designer depuis un an chez Kabane, une agence de marques située sur le boulevard Charest. William Côté fait partie d’une équipe de huit étudiants ayant remporté le Grand Prix du jury du Gala BASA avec Panko, un court- métrage en 2D racontant l’histoire d’une amitié entre une jeune fille et son oiseau, dont le rêve est de devenir facteur pour oiseaux dans l’archipel tropical où ils vivent. Mais le chemin pour y parvenir est semé d’embûches…

«Panko parle d’enfance, d’accomplissement, de dépassement de soi et d’amitié, mais, surtout, c’est un film qui montre qu’il faut foncer et qu’il existe une solution à tous les problèmes quand on y met du cœur», explique William Côté. Nous voulions créer une atmosphère colorée et joviale, avec un brin de nostalgie. Sur le plan technique, le court-métrage compte 80 décors faits par peinture numérique. C’est un travail très long qui consiste à établir une cohérence dans le visuel du film tout en conservant un effet harmonieux avec les personnages.»

Panko a, en fait, reçu plusieurs prix, dont celui coup de cœur du public, celui du meilleur scénario et celui de la meilleure animation 2D lors du Gala Basa. Au cours de cette soirée qui a eu lieu en mai à l’Impérial Bell, une cinquantaine de films ont été projetés dans les catégories «court-métrage 2D», «court-métrage 3D», «conception 2D», «conception 3D» et «animation graphique». Rappelons que cet événement annuel met en vedette les meilleures œuvres réalisées pendant l’année par les étudiants en art et science de l’animation. Le jury était composé de quatre professionnels du milieu.

Coordonnatrice du Gala, Anne-Marie Robert compte parmi les 8 membres de l’équipe ayant travaillé au projet de film Panko. Elle est actuellement animatrice 2D à Couleur.tv, à Montréal. «Oui, il faut être bon en dessin, mais le métier nécessite aussi beaucoup de rigueur et de patience. On ne doit pas compter les nombreuses heures de travail pour mener un projet à terme», répond Anne-Marie Robert quand on lui demande de nommer les qualités requises pour réussir dans le domaine. Même son de cloche chez Claudia Michaud, qui a travaillé à l’animation des personnages de La révolte, un court-métrage où des humains tentent de se libérer de l’univers oppressant des robots. Ce film a remporté les prix du meilleur court-métrage 3D, de la meilleure animation 3D et des meilleurs effets visuels 2D/3D. «Les étapes pour faire un film sont nombreuses, explique Claudia Michaud. On doit d’abord s’entendre sur le scénario, puis commencer la modélisation et les décors, et enfin travailler à l’animation, aux textes et à l’éclairage. C’est un travail de longue haleine qui s’étend sur trois sessions d’études.»

Animatrice 3D, Mathilde Fleury-Dufour a également travaillé au film La révolte. Elle vient tout juste d’être engagée chez Squeeze Studio Animation, une entreprise en pleine expansion située dans le quartier St-Roch. «À la fin du Gala, des employeurs attendaient les finissants pour leur proposer des emplois», raconte avec enthousiasme la jeune femme. À l’instar de ses collègues, elle croit qu’il lui est permis de rêver d’un grand avenir. En effet, ces brillants diplômés visent haut et loin. «Au fil de mes études, j’ai compris que le métier d’animatrice n’existait pas qu’en rêve à Hollywood, que je pouvais moi aussi prétendre à gagner ma vie en faisant de l’animation. Cela a été une merveilleuse découverte», souligne Claudia Michaud, qui rêve d’être un jour à la direction d’une entreprise en développement dans le film d’animation. «Dans ses rêves les plus fous», tient-il à préciser, William Côté souhaiterait, de son côté, participer à un projet de grande envergure, comme un film d’animation de Disney. De manière plus modeste, il aimerait bien écrire ou publier des livres d’art, de bandes dessinées ou d’illustrations et avoir son propre atelier de création avec de hauts plafonds… Le mot de la fin appartient à Anne-Marie Robert. «J’aimerais juste trouver ma place dans ce milieu, dit-elle. Car juste espérer trouver sa place, c’est quand même quelque chose…»

Plus d’information

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La révolte a remporté, pour sa part, les prix du meilleur court-métrage, de la meilleure animation 3D et des meilleurs effets visuels 2D/3D.

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Panko, réalisé par huit étudiants, a remporté les prix du meilleur court-métrage 2D et du coup de cœur du public au Gala BASA.

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