Dans une grande salle du pavillon Charles-De Koninck, qui sert de point d’ancrage au camp de jour de L’Académie du cinéma, l’atmosphère est fébrile. Et pour cause: dans quelques minutes, les élèves présenteront devant leurs parents les courts-métrages qu’ils ont réalisés au cours de la semaine. Dans un coin de la salle, un groupe de filles bavarde avec animation. «Moi, c’est décidé, je veux être scénariste», lance Malorie Gamache, quand on lui demande de nommer le métier qu’elle aimerait exercer plus tard. Une camarade, Cedonia St-Germain, penche plutôt vers une carrière de réalisatrice, tandis que Catherine Therrien rêve d’évoluer devant la caméra, comme actrice. Bienvenue à L’Académie du cinéma, où des centaines de jeunes de 9 à 17 ans se sont initiés aux rouages du cinéma, du 24 juin au 19 juillet. À la fin de chaque camp, d’une durée d’une semaine, ils auront touché à la scénarisation, au tournage et au montage audio et vidéo. Tout un programme mené de main de maître par Max Boudreault, directeur général de L’Académie du cinéma.

«Nous offrons des formations en cinéma depuis près de 10 ans et nous sommes toujours émerveillés par le travail final de nos élèves», affirme Max Boudreault, qui a monté son projet d’académie en collaboration avec Entrepreneuriat Laval en 2009. «Il faut savoir que les jeunes ont le cinéma dans le sang! Certains d’entre eux n’en sont d’ailleurs pas à leurs premières armes et ont déjà à leur actif des petits films et des vidéoclips. Ils ont le goût de créer et d’inventer, et c’est ce que nous souhaitons favoriser chez eux», ajoute le jeune homme, qui occupe un poste de technicien à la caméra pour diverses publicités et séries québécoises.

L’équipe entourant Max Boudreault est entièrement composée de personnes ayant déjà fréquenté le camp ainsi que d’étudiantes et étudiants de l’Université Laval. C’est le cas de Sarah-Jeanne Desrochers, étudiante à l’École d’art, qui a gardé un souvenir inoubliable de son expérience. «Comme je l’étais à l’époque, nos élèves sont des passionnés de cinéma, dit-elle. Au fil de la semaine, on leur explique ce qu’est un scénario, la façon d’écrire une histoire qui se tienne – avec un début et une fin – le rôle que jouent la musique et la lumière dans un film, etc. On aborde également les différents genres cinématographiques comme le western, le drame, la comédie, le film d’horreur… Nous avons découvert que les jeunes adoraient les films d’horreur!», assure en riant la jeune femme. Il n’est donc pas surprenant que ce genre soit le plus présent dans les courts-métrages projetés en primeur devant les parents lors de la dernière journée du camp. Parmi d’autres sujets à l’ordre du jour figurent le soutien d’un proche malade, le départ du nid familial d’un enfant et la question du respect entre adolescents.

Le mot de la fin appartient à Emmanuelle Meloche, future réalisatrice: «Ce que j’ai apprécié, c’est d’avoir touché à tout. La théorie appliquée à la pratique, c’est très bien! Avec le groupe de filles que j’ai connues au camp, on rêve de se rencontrer sur un plateau un jour et de faire un film ensemble.»


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Sarah-Jeanne Desrochers, étudiante à l'École d'art et formatrice au camp et Max Boudreault, directeur général de L'Académie du cinéma.

Photo : Louise Leblanc

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L'Académie du cinéma au grand complet

Photo : Louise Leblanc