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Volume 52, numéro 21 | 16 mars 2017

À la une

Apprendre sous le soleil

Du 30 avril au 31 août, dans le cadre de son programme d'écoles d'été, l'Université offrira près de 60 formations intensives, dont plusieurs en lien direct avec l'actualité

Par Yvon Larose

Le numérique, les migrations humaines, la radicalisation, les violences faites aux femmes, les jeunes de quartiers marginalisés, l’Union européenne en «polycrise»: la programmation 2017 des écoles d’été de l’Université Laval fait une place de choix aux grandes problématiques de notre temps.

«Notre concept d’écoles d’été permet aux professeurs d’aborder rapidement diverses questions d’actualité, explique la vice-rectrice adjointe aux études et aux activités internationales, Nicole Lacasse. Les formations développées permettent de jeter un regard sur la société, sur ce qui est en train de changer et d’alimenter la réflexion sur ces phénomènes.»

Du 30 avril au 31 août, près de 60 formations intensives, principalement de niveau baccalauréat ou maîtrise, seront offertes aux passionnés de la connaissance. Il s’agit d’étudiants pour la plupart, mais aussi de travailleurs et de retraités en quête de perfectionnement ou de stimulation intellectuelle. Une ultime école aura lieu à la fin octobre. La durée des formations variera, pour la plupart, entre une semaine et dix jours. Selon la formule pédagogique employée, l’étudiant se prépare à distance. Ensuite, il suit sa formation en présentiel. Bon an, mal an, quelque 5 000 personnes s’inscrivent aux écoles d’été.

Il faut souligner qu’après un arrêt de deux ans, l’École internationale de Percé reprendra ses activités. Elle offrira six formations en juillet et en août. L’une d’elles, en écologie végétale, sera basée sur des visites sur le terrain pour découvrir la végétation de certains habitats de Percé.

Le coup d’envoi de la programmation 2017 sera donné simultanément par l’École d’été en agroécologie et par celle sur les terrorismes. Les deux formations débuteront le 30 avril. La première proposera une réflexion interdisciplinaire sur un concept qui connaît une forte mobilisation et une internationalisation croissante depuis quelques années. La seconde mettra l’accent sur la radicalisation et la déradicalisation. On abordera notamment les techniques de recrutement utilisées par les groupes extrémistes et les parades qui s’offrent aux gouvernements.

Une grande diversité caractérise la programmation. La Faculté de musique outillera des musiciens pour qu’ils soient psychologiquement aptes à faire face aux défis que représente le jeu en public. Les participants inscrits à l’École d’été de l’Institut EDS devront relever le défi de faire du campus de l’Université Laval un campus plus durable en proposant des solutions innovantes. La formation continue, pour sa part, offrira une formation destinée aux non-francophones ayant des difficultés de prononciation entravant leur capacité à communiquer et à s’intégrer à la société d’accueil.

Dix écoles d’été se tiendront cette année à l’étranger, dont deux en France et autant en Chine. Les autres pays partenaires sont les États-Unis, le Mexique et la Colombie, l’Espagne et la Norvège, ainsi que le Maroc. Cette décentralisation des activités s’observe également au Québec (Percé, Trois-Rivières, Saint-Jean-de-Matha) et au Canada (Calgary).

«L’école d’été s’est ajoutée comme moyen efficace de collaboration entre l’Université Laval et plusieurs autres universités dans le monde, indique Nicole Lacasse. Dans nos ententes internationales, la notion d’école d’été est de plus en plus présente. Notre programmation estivale devient de plus en plus multi-site. Ce rayonnement permet, par ailleurs, des innovations pédagogiques intéressantes.»

Cette année, certaines écoles de la Faculté des sciences de l’administration auront lieu à Kennesaw (États-Unis), Querétaro (Mexique), Bergen (Norvège), Casablanca (Maroc), Shanghai et Pékin (Chine). «Les étudiants font une immersion dans la langue du pays avant de suivre des cours en commun avec des étudiants du pays, explique l’adjointe au vice-recteur au Vice-rectorat aux études et aux activités internationales, également responsable des écoles d’été, Marie-Andrée Doran. Ils reviennent avec un bagage langagier, un bagage en sciences de l’administration et un bagage culturel. Je pense que c’est très riche.»

Selon elle, l’Université Laval fait cavalier seul en tête des universités québécoises et canadiennes au chapitre des écoles d’été. «Nous avons toujours le leadership, affirme-t-elle. Personne n’a une offre de cette nature et de cette ampleur, évolutive et assez unique.» Marie-Andrée Doran insiste sur les efforts à fournir dans une école d’été. «En général, soutient-elle, les étudiants et les enseignants travaillent beaucoup. C’est intensif, extrêmement exigeant, mais aussi très enrichissant. C’est ce que les gens nous disent. Ce sont de belles expériences de vie.»

En plus des écoles d’été comme telles, l’Université proposera quelque 1 300 cours réguliers sur son campus ainsi que 150 cours à distance à la session d’été.

La période d’inscription aux écoles d’été non créditées est en cours. Celle des écoles créditées débutera le 22 mars. Plus d’information.


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Photo: Marie-Andrée Doran

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