Les Instituts de recherche en santé du Canada investiront 31,5M$ au cours des cinq prochaines années pour financer les travaux du Consortium canadien sur la neurodégénérescence associée au vieillissement (CCNV). L’annonce en a été faite le 10 septembre à Montréal par la ministre de la Santé, Rona Ambrose, à la veille du Sommet Canada-France sur la démence. Des partenaires publics et privés, dont le Fonds de recherche du Québec – Santé, ajouteront environ 24M$ à cette somme.

«Il s’agit de la plus grande initiative canadienne en recherche sur la neurodégénérescence et le vieillissement, un projet concret pour apporter des solutions aux maladies neurodégénératives et un grand pas en avant», estime le professeur Simon Duchesne, de la Faculté de médecine, qui est étroitement associé au projet. Dix autres chercheurs de l’Université font partie de l’équipe du consortium. Il s’agit de Michèle Aubin, Nicolas Dupré, Jasna Kriz, Jean-Pierre Julien, Robert Jr Laforce et Danielle Laurin, de la Faculté de médecine, Edeltraut Kröger, de la Faculté de pharmacie, Carol Hudon et Philippe Landreville, de l’École de psychologie, et Philippe Voyer, de la Faculté des sciences infirmières.

Le consortium est un regroupement de près de 385 chercheurs de toutes les provinces qui uniront leurs efforts pour faire progresser les connaissances fondamentales sur l’alzheimer, la sclérose latérale amyotrophique et le parkinson. Ils veilleront également au transfert de connaissances entre le labo et la clinique afin d’améliorer les soins dispensés aux malades. D’autres chercheurs se pencheront sur l’amélioration de la qualité de vie des malades et des aidants.

Cet important regroupement de chercheurs autour de thèmes communs ainsi que le partage d’expertise et de données qui en découlera devraient accélérer les avancées scientifiques, estime le professeur Duchesne. «Il ne faut toutefois pas s’attendre à ce que nous ayons une pilule pour guérir l’alzheimer d’ici cinq ans, prévient-il. Ces choses demandent plus de temps. Par contre, nous devrions avoir de bonnes pistes sur les façons de retarder l’apparition des symptômes, de ralentir le déclin des capacités et peut-être même de l’arrêter. Ce projet marquera un point déterminant en recherche sur la neurodégénérescence. Il y aura un avant-CCNV et un après-CCNV, j’en suis convaincu.»

Environ 750 000 Canadiens sont atteints d’alzheimer ou d’une autre forme de démence. Si la tendance se maintient, ce nombre doublera d’ici 2030.