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Volume 54, numéro 6 | 1 novembre 2018

Société

La table est mise!

L’Université promeut l’alimentation responsable à travers divers projets liés au développement durable

Par Renée Larochelle

Sur le campus de l’Université, la vente de bouteilles d’eau a beaucoup diminué, passant de près de 96 900 en 2014 à 40 100 en 2017. Si on considère que la communauté universitaire compte quelque 50 000 membres, c’est donc moins d’une bouteille d’eau par personne qui serait achetée annuellement (du moins en 2017) dans les différents points de vente de l’Université. Selon Pierre Lemay, adjoint au vice-recteur aux affaires externes, à l’international et à la santé, ces statistiques démontrent que les efforts de sensibilisation mis en place par l’Université portent des fruits.

«Dans le cadre de son virage santé entrepris en 2009, l’Université a mis en place de nombreuses actions visant à sensibiliser la communauté universitaire à certains aspects reliés à la santé et au développement durable, rappelle Pierre Lemay. C’est une démarche qui met l’accent sur la consommation et l’alimentation responsables, instaurée conjointement par le Vice-rectorat aux affaires externes, à l’international et à la santé (VRAEIS) et le Vice-rectorat à l’administration, en collaboration avec les exploitants alimentaires du campus et les cafés étudiants.»

Sur la question de l’eau, depuis 2015, les gens peuvent ainsi acheter une bouteille d’eau réutilisable; plus de 7 000 de ces bouteilles ont été vendues sur le campus. Un nouveau modèle de bouteille aux couleurs de l’Université a également fait son apparition cet automne. Ce modèle est en vente à la Boutique UL et dans certains services alimentaires du campus. Les bouteilles d’eau en plastique disparaîtront-elles un jour du paysage? À ce sujet, Pierre Lemay affirme que l’Université souhaite d’abord et avant tout amener les gens à être responsables dans leurs choix, en les incitant par exemple à consommer l’eau à l’une des 450 fontaines réparties sur le campus. «Il s’agit d’un appel à l’action personnelle», insiste Pierre Lemay.

Toujours dans cette optique d’alimentation responsable, les 24 points de services alimentaires du campus, parmi lesquels figurent 9 exploitants alimentaires et 9 cafés étudiants, ont été invités depuis cet été à retirer de leurs tablettes les portions individuelles de lait, de crème, de sucre et les sachets de condiments. Des frais s’appliquent dorénavant pour les articles à usage unique comme les ustensiles en plastique et les verres à café. «En plus de veiller à la réduction à la source de la quantité de matières résiduelles, nous nous assurons également que tous les emballages et les contenants d’aliments ou d’autres matières sont conformes à la capacité des centres de tri.», souligne Stéphanie Vézina, coordonnatrice d’opérations au VRAEIS. «À cet égard, un projet pilote a été mis sur pied en collaboration avec le Service des immeubles afin d’analyser l’efficacité de l’affichage aux îlots de tri auprès des consommateurs», ajoute Stéphanie Vézina.

Dans les prochains mois, l’Université compte poursuivre sa démarche en alimentation responsable, notamment en maintenant son engagement à l’égard du commerce équitable et en travaillant à augmenter l’approvisionnement en produits locaux et durables. L’accroissement de l’offre alimentaire végétarienne et végétalienne, la lutte au gaspillage alimentaire et le renforcement de l’appui donné aux diverses initiatives destinées à faire du campus un lieu participant à une bonne et saine nutrition comptent parmi les prochains volets de la démarche. Dès janvier prochain, on assistera au retrait des pailles de plastique, remplacées par des pailles en papier compostable qui seront offertes sur demande.

«Les changements se font petit à petit et nous obtenons une excellente collaboration de la part des différents services alimentaires, note Pierre Lemay. Lorsqu’on voit qu’un service éprouve des difficultés face à des enjeux particuliers, on l’accompagne dans sa démarche. Au final, nous voulons que l’Université soit un modèle inspirant pour d’autres institutions ou entreprises. Si nous pouvions en influencer quelques-unes à adopter une démarche similaire à la nôtre, ce serait très bien.»

Bouteilles d'eau en plastique
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