Bédéistes et photographes amateurs ou aguerris peuvent se mettre au travail. Ce concours, qui est organisé par le Regroupement des services universitaires d’animation culturelle et communautaire (RESUACC), est ouvert aux étudiants de tous les cycles et de toutes les disciplines des universités québécoises et des universités francophones canadiennes participantes. Au total, plus de 1 500$ seront décernés en prix par un jury de professionnels.

Les gagnants seront dévoilés lors d’un vernissage prévu le 9 avril au Centre d’exposition de l’Université de Montréal. Les oeuvres sélectionnées feront partie d’une exposition itinérante qui voyagera durant l’année entre les établissements participants. On pourra les voir notamment dans la Salle d’exposition du pavillon Alphonse-Desjardins. «De telles plateformes de diffusion sont très rares dans le contexte universitaire. Ce concours représente une occasion de rencontrer des artistes et de voir ce qui se fait dans les autres écoles», souligne le coordonnateur à la programmation du centre L’oeil de Poisson, Charles-Étienne Brochu.

Ce dernier a participé à deux reprises au concours, alors qu’il était étudiant au baccalauréat en arts visuels et médiatiques. Sa bande dessinée intitulée Onze histoires éphémères lui a valu le deuxième prix l’an dernier. L’oeuvre aux couleurs éclatantes, qu’il a réalisée à partir d’une tablette graphique, se présente sous la forme d’une succession d’histoires: un déversement pétrolier, un DJ en pleine action, des singes qui s’amusent avec des pelures de banane, et ainsi de suite. L’artiste décrit sa création comme un hybride entre l’illustration classique et la bande dessinée. «La contrainte principale d’une bande dessinée est de raconter une histoire en cases. J’ai décidé de détourner ce code avec un collage d’images surréalistes. Les gens sont libres d’interpréter ce qu’ils veulent.»

Cette année, les propositions devront s’articuler autour du thème «Réseaux». Réseaux sociaux, réseau de transport, réseau de contacts, réseau de concepts… les limites sont égales à celles de l’imagination des participants. Ceux-ci peuvent soumettre jusqu’à trois photographies et deux bandes dessinées. «Le thème, qui est très large, permet justement d’être le plus créatif possible», se réjouit à l’avance Véronique Dorval, conseillère à la vie étudiante, volet communication, au Bureau de la vie étudiante, qui collabore activement à l’organisation du concours.

Le conseil de Charles-Étienne Brochu: laissez-vous guider par votre intuition. Et surtout, n’ayez pas peur d’explorer des avenues insolites. «Dans les concours, les oeuvres qui sortent du lot sont celles qui proposent une vision originale, surprenante et rafraîchissante. N’essayez pas de créer une oeuvre qui plaît au jury, mais bien une oeuvre qui vous plaît à vous-même.»

Le jury du volet «bande dessinée» sera composé de Martin Dubé, libraire, de Luc Bossé, bédéiste, éditeur et fondateur des Éditions Pow Pow, et de Julie Delporte, bédéiste, critique, auteure et libraire. Des noms restent à confirmer pour le jury du volet «photo», mais on sait que le réputé Jacques Nadeau, qui oeuvre au journal Le Devoir, fera partie de l’équipe. Les photographies seront jugées selon leur effet visuel, l’originalité de la vision, l’habileté technique et l’utilisation créatrice du matériau. Les critères d’évaluation pour les bandes dessinées sont la qualité du scénario, l’effet de la mise en scène, l’efficacité des dialogues, l’originalité de la vision et l’habileté technique.

Pour consulter l’article sur l’édition de l’an dernier: bit.ly/1KKxz0i. L’inscription au concours se termine le 12 février 2015, à 16h. Les documents doivent être remis au Bureau de la vie étudiante, au local 2344 du pavillon Alphonse-Desjardins. Pour plus d’information, on peut contacter Annie Raymond au 418 656-2765, ou à l’adresse annie.raymond@bve.ulaval.ca.