Les passionnés du numérique de la communauté métropolitaine de Québec ont accès depuis peu à un portail de veille collaborative: quebecnumerique.com. Ce portail a été officiellement lancé le 19 mars dans le cadre du Web à Québec 2015, un événement qui a attiré plus de 800 personnes.

«Il s’agit d’un beau résultat de partenariat en recherche et en création», a affirmé la vice-rectrice à la recherche et à la création, Sophie D’Amours, qui a prononcé une allocution lors du lancement. Ce projet est le fruit d’un partenariat entre l’Université, la Ville de Québec et Québec numérique, un organisme sans but lucratif de la capitale. «Le portail, a-t-elle précisé, est une concrétisation des synergies qui s’opèrent localement dans le domaine du numérique entre les milieux de la recherche et de la création et ceux de la pratique et de la gouvernance.»

Ce projet de portail s’inscrit dans le Plan de développement de la recherche 2015-2020 récemment mis en oeuvre à l’Université. «Ce partenariat, a expliqué la vice-rectrice, vient soutenir une des grandes orientations du développement de la recherche à l’Université Laval, orientation qui vise à modeler les communautés intelligentes, à inventer leurs technologies et leur logistique.»

Au fil de son développement, quebecnumerique.com offrira un environnement dynamique de veille numérique, une plateforme d’échange de bonnes pratiques et un lieu d’expression et de discussion pour tous les acteurs du numérique. Ces acteurs développent des applications Web, ils oeuvrent dans le secteur des jeux vidéo ou dans celui des transmédias. Ce sont aussi des entreprises qui utilisent le numérique comme outil pour développer leurs activités, par exemple, le commerce en ligne. Le portail sera également, pour les néophytes et le grand public, un vecteur de vulgarisation des innovations dans le domaine. Enfin, il fera une cartographie dynamique de l’écosystème numérique de Québec.

«Pour lancer un tel projet, il fallait une communauté active dans ce domaine, indique le professeur Stéphane Roche, du Département des sciences géomatiques et coordonnateur du projet. L’idée de départ consistait à avoir un lieu à l’intérieur duquel les chercheurs, les praticiens, des fonctionnaires de la Ville de Québec et peut-être aussi des citoyens pourraient échanger et partager des informations sur les actualités, sur ce qui se passe dans le numérique à Québec. L’objectif recherché est d’offrir un moyen complémentaire de rester en contact.»

Selon lui, le portail permettra de débattre des questions telles la fracture numérique dans la société ou les répercussions de la technologie sur la vie privée. «Presque 60% de la population mondiale n’est pas connectée au Web, souligne-t-il. Il faut aussi remarquer que des chercheurs se penchent non pas sur l’aspect technologique, mais sur les aspects sociaux du numérique.»

Le portail s’adapte à différents supports, que ce soit le téléphone intelligent ou la tablette numérique. Son design relativement simple est basé sur l’idée de mot-clé. Le portail comprend cinq rubriques consacrées respectivement aux nouvelles, aux chroniques, aux événements, aux organisations et aux projets. Le 29 mars, une nouvelle portait sur le lancement, quelques jours auparavant, de l’édition de 2015 du Guide entrepreneur de Québec. Dans la rubrique «Événements», une manchette récente annonçait la présentation, le 7 avril, au Cercle à Québec, de quatre entreprises en démarrage (startups) de la capitale.

Une carte interactive couvre le territoire de la Communauté métropolitaine de Québec. «Pour l’instant, précise Stéphane Roche, la carte permet de visualiser l’endroit où les entreprises numériques sont localisées. Également, des pastilles de couleur peuvent rendre visibles, sur la carte, les informations contenues dans les différentes rubriques.»

Un plan pour recruter des chroniqueurs, de Québec mais aussi de l’Université, se met en place. «On recherche des gens qui vont s’engager à bloguer régulièrement, souligne-t-il. À l’Université, l’ITIS (Institut technologies de l’information et sociétés) sera impliqué. En fait, nous voyons le portail notamment comme un outil au service de la communauté universitaire. Il sera utile pour la diffusion des idées qui naissent et qui se développent sur le campus en matière de numérique.»