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Volume 52, numéro 21 | 16 mars 2017

Arts

Un modèle d’inspiration

Mère de huit enfants, l'étudiante Ursule Dangwé publie son premier roman, La prise de conscience de Zarah, plongée touchante dans un univers peu connu

Par Matthieu Dessureault

Zarah vit au Cameroun. Un jour, son père lui annonce qu’il lui trouvera un mari. Horrifiée à l’idée d’épouser un inconnu, elle décide de quitter son pays. Aidée par des membres de son entourage, elle atterrira à Québec, où elle débutera des études universitaires. Avec La prise de conscience de Zarah, Ursule Dangwé a voulu démystifier la pratique des mariages forcés. Si certains passages du livre sont inspirés de sa propre vie, le récit reflète surtout la réalité de gens qu’elle a connus avant d’immigrer ici.

Par-dessus tout, son ouvrage se veut une source d’inspiration pour quiconque doit faire preuve de courage et de détermination. «Je voulais que chacun puisse se reconnaître en Zarah, que le personnage soit en quelque sorte un miroir. Au Québec comme partout ailleurs, des gens doivent faire face à des obstacles et à des questionnements existentiels. Zarah s’est retrouvée dans une culture qui l’empêchait de s’épanouir. La leçon qu’elle nous donne, c’est qu’il y a une solution à toute chose», souligne l’auteure.

À l’instar de sa protagoniste, Ursule Dangwé n’hésite pas à prendre les grands moyens pour parvenir à ses fins. Celle qui rêvait depuis plusieurs années de publier son premier roman a créé sa propre maison d’édition, les Éditions Destinées. Néophyte dans le domaine, elle a demandé conseil à des professionnels et a suivi une formation en ligne pour apprendre les bases du métier, tout en rédigeant l’ouvrage. Elle a recruté une équipe de collaborateurs, dont une graphiste pour la page couverture et des réviseures pour la correction. Depuis la sortie du livre, elle s’occupe elle-même de la promotion. Tout cela en jonglant avec les horaires bien remplis d’une étudiante et d’une mère de huit enfants!

Depuis 2014, cette passionnée effectue un baccalauréat multidisciplinaire en psychologie du développement, service social et communication publique. Elle est aussi diplômée d’un baccalauréat en administration des affaires. Bref, c’est à se demander comment elle fait pour concilier famille, études et projets personnels. «Après mon premier bac, en 1993, j’ai choisi de rester à la maison pour m’occuper des enfants. Il y a trois ans, j’ai repris le chemin des classes. En étant organisée, tout se passe bien. Mes deux aînés sont au cégep et trois autres sont au primaire. Chacun fait sa part dans la maison», explique l’heureuse maman, à qui la vie universitaire procure un précieux équilibre.

Pour elle, l’université est un milieu de vie stimulant qui lui permet d’assouvir sa soif de connaissances et son désir de se surpasser. «L’Université Laval est un endroit très spécial pour moi. J’y ai appris énormément et j’ai pu m’ouvrir à une autre culture. J’y ai aussi rencontré celui qui est devenu mon mari. Cette université fera toujours partie de ma vie», dit celle qui travaille sur son second roman. Une suite de La prise de conscience de Zarah devrait également voir le jour.

On peut se procurer La prise de conscience de Zarah à la Librairie La Liberté, à La Pyramide (2360, chemin Sainte-Foy). Un rabais de 10% est offert sur présentation de la carte étudiante.

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La prise de conscience de Zarah fait état d'un fléau qui sévit encore dans certaines régions du monde, celui des mariages forcés.

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