C’est sur le thème «Les défis au cœur du changement» que se tiendra le Salon de la Semaine de l’agriculture, de l’alimentation et de la consommation, du 8 au 10 février à ExpoCité, à Québec. En plus de 40 ans, la Semaine est devenue un incontournable du secteur agroalimentaire québécois. Cette activité est reconduite chaque année par des étudiants de la Faculté des sciences de l’agriculture et de l’alimentation, en étroite collaboration avec les principaux intervenants du milieu agroalimentaire. Cette fois, plus de 200 étudiants bénévoles auront participé à l’organisation du Salon, soutenus par une cinquantaine de commanditaires. La présidence d’honneur sera assurée par la présidente de la Fédération de la relève agricole du Québec, Julie Bissonnette. La présidence de la Semaine a été confiée à l’étudiant Benjamin Fouquette, inscrit au baccalauréat en agronomie.

«Bon an mal an, dit-il, le Salon attire environ 20 000 personnes. L’an dernier, en raison de conditions climatiques défavorables, l’affluence a été moindre. Le Salon représente une activité familiale qui rejoint tous les groupes d’âge et qui est à faible coût. Aussi, il fait partie des rares activités permettant à la population d’entrer en contact avec des acteurs de l’agroalimentaire.»

Comme par le passé, le Salon comprendra une section ferme, une section jardin, une salle thématique et un symposium. D’un lieu à l’autre, des étudiants seront disponibles pour répondre aux questions des visiteurs. Ceux-ci pourront aussi discuter avec des producteurs de la région de Québec. Une dizaine d’espèces animales seront présentes, telles que bovins de boucherie, bovins laitiers, moutons, chèvres, poules, ânes, lamas et alpagas. Le jardin contiendra de nombreux végétaux que trois étudiants ont fait pousser dans les serres de l’Université. Mentionnons le brocoli, le kale, l’épinard, la tomate, le piment, la sarriette, l’aneth et le céleri. De nombreux produits du terroir québécois seront à l’honneur dans la salle thématique. Quelque 40 kiosques présenteront des cidres, des vinaigrettes, des chocolats, du miel et des fromages. Enfin, pas moins de 11 conférenciers s’adresseront au public au cours des trois journées.

«Cette année, indique Benjamin Fouquette, le parcours a été revu. De plus, le Salon est maintenant entièrement gratuit, à l’exception du stationnement. Dans les années précédentes, les visiteurs de la salle thématique devaient défrayer un certain montant pour avoir accès à des dégustations. Cette année, nous avons jugé intéressant le fait de rendre accessible à tous cette section du Salon.»

Les bovins laitiers sont habituellement les espèces animales les plus populaires. Cette catégorie comprend des veaux, des taures et des vaches en lactation. Selon le président, les visiteurs démontrent un intérêt manifeste à mieux connaître ces animaux. «Les bovins laitiers sont très imposants et impressionnent ceux et celles qui ne fréquentent pas le milieu agricole», explique-t-il. La traite de vaches, au nombre de quatre, revient cette année. Cette activité est confiée aux étudiants qui animent le kiosque. Une vache produit environ 30 litres de lait par jour. «Les visiteurs pourront assister à la traite de 16h, poursuit-il. Ils pourront ainsi observer et comprendre cette activité. Pour des raisons sanitaires, il est impossible de boire le lait fraîchement trait.»

Un des kiosques de la salle thématique présentera l’agriculture, d’hier à aujourd’hui. «L’agroalimentaire est un domaine en constante évolution, souligne Benjamin Fouquette. Année après année, de nouvelles découvertes font avancer le secteur, que ce soit au niveau des cultures végétales, des productions animales, de l’alimentation et de la consommation. Les avancées technologiques permettent des avancements considérables au niveau des intrants agricoles, des conversions alimentaires et des méthodes de production dans le monde alimentaire.»

Selon lui, les consommateurs sont de plus en plus préoccupés par ce qu’ils consomment. Il ajoute que l’environnement représente un enjeu au cœur du secteur agroenvironnemental. «Il est donc nécessaire de faire les changements appropriés pour répondre adéquatement aux besoins de la population, affirme Benjamin Fouquette. L’optimisation des terres et des productions vise à atteindre ce but. Les techniques d’élevage et les modes de production convergent vers la durabilité.»

Le symposium du Salon de la SAAC se déroulera le vendredi, le samedi et le dimanche. Onze conférences sont au programme. Le 8 février, le professeur François Belzile, du Département de phytologie de l’Université Laval, fera une présentation sur la révolution génomique au service du soya. Il sera suivi du professeur Steve Labrie, du Département des sciences des aliments, dont l’exposé portera sur la science des fromages québécois. Le 9 février, Bob le Chef fera une démonstration culinaire sur le thème «Réduire sa consommation de viande un repas à la fois». Et le lendemain, le pharmacien Olivier Bernard, surnommé Le Pharmachien, donnera une conférence intitulée «La santé du vrai, du moins vrai et du n’importe quoi, version spéciale nutrition».

Le Salon de la SAAC se tiendra au Centre de foires de Québec (ExpoCité), 250 boulevard Wilfrid-Hamel, à Québec. Ouverture à 9h chaque jour. Fermeture à 18h, le vendredi et le samedi, et à 17h, le dimanche. Entrée gratuite.

Pour information:

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Entrée du secteur consacré au jardin et à la ferme en 2018. Comme l’an passé, le jardin de cette année contiendra de nombreux végétaux que des étudiants ont fait pousser dans les serres de l’Université. Dans la section de la ferme, les visiteurs pourront observer une dizaine d’espèces animales.