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Volume 52, numéro 28 | 1 juin 2017

Actualités UL

Une réalisation conjointe

L'Université Laval et l'Université de Bordeaux lancent un microprogramme de 2e cycle en études de populations et statistiques sociales

Par Yvon Larose

Les étudiants, les chercheurs et les professionnels en milieu de travail qui souhaitent tenir un rôle d’analyste avancé en sciences de la population et en statistiques appliquées aux sciences sociales et aux sciences humaines pourront, dès septembre prochain, améliorer leurs compétences en suivant une formation de deuxième cycle de quatre cours, à distance et à temps partiel, sur la question. Lancé récemment par le Département de sociologie, le nouveau microprogramme en études de populations et statistiques sociales permettra aux inscrits de renforcer leur maîtrise des méthodes et des outils d’analyse démographique et statistique. Ils pourront également perfectionner leurs capacités d’intervention dans leur milieu de travail.

La nouvelle formation de base est le fruit d’un long travail de collaboration entre deux chercheurs. Le premier, Richard Marcoux, enseigne au Département de sociologie de l’Université Laval. Le second, Christophe Bergouignan, dirige l’Institut d’études démographiques de l’Université de Bordeaux. À l’Université Laval, le microprogramme a bénéficié d’un effort concerté entre la Faculté des sciences sociales, la Direction générale de la formation continue et la Formation à distance.

«Au-delà du contenu, le microprogramme se caractérise par trois éléments centraux, explique le professeur Marcoux, qui est également directeur de l’Observatoire démographique et statistique de l’espace francophone. D’abord, il s’agit d’un programme international donné par deux universités réputées. Ensuite, il est offert uniquement en ligne. Enfin, il s’agit d’un microprogramme sur deux sessions. En huit mois, le participant reçoit son attestation.»

L’arrivée des mégadonnées, consécutive au développement fulgurant des nouvelles technologies, a entraîné une offre accrue d’information statistique, qu’elle vienne de ministères, de centres de recherche, d’entreprises ou d’organismes communautaires.

«L’ensemble des chercheurs en sciences sociales ont de plus en plus accès à de l’information détaillée, mais peu de gens sont à même de la traiter, de s’y retrouver, de faire le lien entre une base de données et une autre, poursuit Richard Marcoux. Il existe maintenant des masses de données sur toutes sortes de sujets, de la fécondité à la mortalité, en passant par le tabagisme, la pauvreté et les unions / désunions. Le chercheur peut s’y perdre. C’est pourquoi nous voulons former des gens qui soient capables de s’y retrouver.»

Le microprogramme est offert conjointement par les deux universités partenaires, chacune étant responsable de deux cours. Au terme de sa formation, l’étudiant recevra une double attestation, l’une de l’Université Laval pour le microprogramme, l’autre, le Diplôme d’université en études de populations et statistiques sociales, de l’Université de Bordeaux.

Le projet de microprogramme s’inscrit dans la dynamique de l’Alliance Bordeaux-Laval. Lancée en 2008, cette collaboration des plus actives regroupe l’Université Laval, la Région Nouvelle-Aquitaine et cinq établissements universitaires de Bordeaux. La coopération touche aux domaines de la pédagogie, de la science et de la culture. À ce jour, les réalisations communes ont consisté en des programmes de formation en mobilité étudiante, des programmes de maîtrise bidiplômants, des écoles d’été, des regroupements scientifiques, des laboratoires associés et des projets de recherche communs.

«Avec l’Université de Bordeaux, nous travaillons toujours en complémentarité pour être plus forts avec des expertises complémentaires», souligne Richard Martel, adjoint au vice-recteur aux études et aux activités internationales. Au fil des ans, ce dernier a piloté le dossier du microprogramme, en étroite collaboration avec Nicole Lacasse, vice-rectrice adjointe aux études et aux activités internationales. «Ce fut un travail de fond, long et complexe, rappelle-t-il. Par exemple, l’Université Laval a été obligée de modifier son règlement des études afin que ses cours puissent être reconnus à l’intérieur du microprogramme.»

Selon lui, un tel programme créé par deux universités et offert conjointement est unique en soi. «La voie est tracée, dit-il. J’ai l’impression que cela va en inspirer d’autres.»

La période pour le dépôt des demandes d’admission à l’Université Laval est présentement en cours. Les personnes intéressées doivent déposer leur demande avant le 1er août. Les cours débuteront en septembre. Plus d’information

société

Les personnes inscrites au microprogramme pourront renforcer leur maîtrise des méthodes et des outils d'analyse démographique et statistique.

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