Logo Université Laval Logo Université Laval

Volume 50, numéro 20 | 12 février 2015

À la une

Une recherche tournée vers l’avenir

Le nouveau plan quinquennal de développement de la recherche comporte sept axes stratégiques

Par Yvon Larose

Le 5 février, la vice-rectrice à la recherche et à la création, Sophie D’Amours, a déposé le Plan de développement de la recherche 2015-2020 devant les membres du Conseil d’administration réunis en séance ordinaire. L’Université dispose maintenant d’un nouveau cadre pluriannuel pour le développement de ses activités de recherche.

«De 2010 à 2014, nous avons fait des gains dans un environnement extrêmement concurrentiel, explique la vice-rectrice. L’Université a continué à progresser.»

Ces gains consistent en une augmentation du financement de la recherche de plus de 20 M$, en un accroissement de 10% des étudiants inscrits au doctorat et en une augmentation de 35% des chaires en partenariat.

Le nouveau plan quinquennal prend appui sur les infrastructures majeures obtenues entre 2010 et 2014. Il s’inscrit également dans le prolongement de deux initiatives de grande envergure et sans précédent dont l’Université est un partenaire majeur: l’Alliance santé Québec et l’Institut nordique du Québec.

Le Plan 2015-2020 s’articule autour de sept axes stratégiques. Ces défis scientifiques et sociétaux correspondent aux forces de recherche de l’Université. Un de ceux-ci a pour but de consolider et développer le Nord durable, un défi où se profilent des problématiques complexes et nombreuses. Parmi elles figurent la télédétection, la surveillance autonome du milieu marin et les droits des autochtones, tout cela dans un contexte de changements climatiques. «L’Université a de grands centres de recherche sur le Nord qui travaillent ensemble et qui portent des regards croisés sur des enjeux cruciaux, soutient Sophie D’Amours. L’Université a un poids scientifique considérable en sciences nordiques. Nous publions 2,7% de la littérature scientifique mondiale dans ce domaine.»

La stratégie mise de l’avant par le Plan de développement repose sur un constat: les réponses de demain aux questions complexes qui préoccupent actuellement la société se trouvent autant dans l’excellence d’une base de recherche et de création qu’à l’interface des disciplines scientifiques.

«Nous avons une culture de l’interdisciplinarité à l’Université, souligne la vice-rectrice. Plus de la moitié de nos professeurs contribuent à plus d’un des sept axes stratégiques que nous avons identifiés. Ce fort niveau d’interdisciplinarité représente un atout incroyable. Dans les prochaines années, nous nous attendons à de nombreuses découvertes scientifiques qui découleront d’une interface des disciplines et d’une mixité des expertises.»

Classée parmi les 10 premières universités en recherche au Canada, l’Université Laval occupe le sixième rang pour le financement obtenu auprès des grands organismes subventionnaires fédéraux que sont le CRSNG, le CRSH et les IRSC. Des chefs de file dans plusieurs domaines travaillent à l’Université. Certains sont parmi les plus cités au monde.

«La concurrence pour les fonds fédéraux est très forte au Canada», dit-elle. Selon Sophie D’Amours, la recherche UL a une forte couleur internationale. «Presque la moitié des articles scientifiques publiés par nos chercheurs en sciences de la vie et en sciences et génie se font en collaboration avec des chercheurs hors Canada, indique-t-elle. Nous sommes une université internationale, c’est clair.»

Les six autres axes stratégiques contenus dans le Plan visent à façonner une société où la santé et le bien-être sont durables, à expliquer le développement de l’humain dans son environnement, à comprendre les sociétés, leurs cultures et leurs arts, à modeler les communautés intelligentes et inventer leurs technologies et leur logistique, à gérer et valoriser les ressources naturelles de manière responsable ainsi qu’à s’engager activement dans l’éthique, la saine gouvernance et l’organisation sociale.

Consolider et développer le Nord durable

Les défis complexes reliés au Nord durable ne peuvent être relevés que par des professeurs détenant des expertises provenant de plusieurs disciplines et travaillant avec les partenaires du milieu. Les questions telles que le développement de matériaux et de technologies adaptés aux infrastructures nordiques, la télédétection ainsi que la surveillance autonome du milieu marin se combinent à celles touchant les nouvelles politiques publiques, la culture, la santé et les droits des autochtones. Tous ces défis s’articulent autour de l’enjeu majeur des changements climatiques et de leurs effets sur les activités économiques, le mode de vie des communautés, la faune et la flore nordique.

Façonner une société où la santé et le bien-être sont durables

L’instauration d’une santé durable nécessite une approche globale. Une telle approche demande l’apport de tous les domaines de la recherche en santé et mobilise des champs d’activités dans tous les autres secteurs de la recherche, aussi bien en sciences humaines et sociales, en arts et en lettres qu’en sciences naturelles et en génie.

Expliquer le développement de l’humain dans son environnement

Plusieurs disciplines sont nécessaires pour dégager une compréhension plus juste et nuancée de la réalité du développement de l’humain d’aujourd’hui dans une société en pleine mutation. Ce nouvel environnement bouscule les repères traditionnels comme la famille, la vie au travail et l’éducation. Des phénomènes nouveaux ou changeants doivent être étudiés afin de trouver des solutions appropriées au monde d’aujourd’hui et de demain.

Comprendre les sociétés, leurs cultures et leurs arts

Étant donné l’importance de la langue et de l’histoire dans la culture et l’exception francophone que constitue le Québec, il est primordial pour l’Université Laval – première université de langue française en Amérique du Nord – de privilégier l’étude des faits de langue et des productions symboliques ayant défini et contribué à façonner la manière québécoise d’être au monde.

Modeler les communautés intelligentes, inventer leurs technologies et leur logistique

Les communautés intelligentes sollicitent de multiples dimensions de la recherche et de la création, que ce soit sur le plan des technologies, des arts, de l’architecture, de l’éducation, de la gouvernance, des droits des citoyens, de la sécurité des aînés, de la production des aliments, de la fluidité des transports pour les personnes et les produits de consommation, de la logistique et de l’organisation de la société ou des communications.

Gérer et valoriser les ressources naturelles de manière responsable

La révolution industrielle a permis une croissance économique considérable. Ce faisant, elle a exercé une pression sur les ressources naturelles. Parmi celles-ci, certaines ne sont pas renouvelables. Une approche qui fait intervenir de manière plus significative la recherche permettra d’inverser le mouvement et d’envisager une gestion durable des ressources naturelles et de leur usage.

S’engager activement dans l’éthique, la saine gouvernance et l’organisation sociale

L’ensemble des axes stratégiques ont une facette commune: une saine gouvernance indissociable de la notion d’éthique ainsi qu’une organisation sociale respectueuse des individus et des collectivités. L’un des grands défis du présent et de l’avenir sera de penser le vivre ensemble dans un contexte de migrations.

Le Plan de développement de la recherche 2015-2020 est accessible à l’adresse suivante: ulaval.ca/plan-developpement-recherche



Rapport annuel 2013-2014 du VRRC: Les principaux faits saillants

Lors de la séance du 5 février, le Conseil d’administration a également reçu le rapport annuel 2013-2014 du Vice-rectorat à la recherche et à la création. Voici les faits saillants:

  • En 2013, les chercheurs de l’Université ont amassé 306,8 M$ en subventions et contrats;
  • Le gouvernement fédéral (CRSNG, CRSH, IRSC) a fourni, à lui seul, 41% de cette somme. La contribution du gouvernement du Québec correspond à 24% de l’ensemble;
  • Toujours en 2013, les sciences de la santé ont accaparé 47% du financement de la recherche. Suivaient les sciences naturelles et le génie, avec 39%, et les sciences humaines, sociales, arts et lettres, avec 14%.
  • En 2013-2014, l’Université a créé 19 nouvelles chaires, représentant des investissements de près de 30 M$. Parmi elles figurent 8 chaires de leadership en enseignement, 6 chaires de recherche en partenariat sans organisme subventionnaire et 5 chaires de recherche en partenariat avec des organismes subventionnaires.
  • En juin 2014, le portefeuille de chaires de l’Université comprenait 175 chaires de recherche, de création et de leadership en enseignement. Parmi elles figurent 84 chaires de recherche du Canada, 50 chaires de recherche en partenariat sans organisme subventionnaire et 3 chaires d’excellence en recherche du Canada. Investissement total: plus de 250 M$.
  • En 2013-2014, le Bureau de liaison université-milieu a traité 65 nouvelles déclarations d’invention et de droits d’auteur. Il a aussi accordé 16 nouvelles licences d’utilisation ou d’exploitation commerciale. De plus, 28 nouvelles technologies ont été protégées par un brevet. Un portefeuille de 146 licences actives a procuré des revenus de 3,6 M$ à l’Université.
  • Enfin, l’Université a mis en place la première reconnaissance universitaire soulignant la contribution des innovations sociales au développement de la société.

On peut consulter le rapport en ligne. (PDF)

36973_eprouvettes-173779270
Écrivez-nous
Partagez