Le mercredi 10 avril, à compter de 12h15, deux ateliers de discussion se tiendront simultanément à l’édifice La Fabrique et à l’édifice du Vieux-Séminaire-de-Québec. Les membres de la communauté universitaire sont conviés à ces rencontres qui leur permettront d’échanger sur leur vision et leurs aspirations en lien avec le développement durable à l’Université. Deux autres ateliers semblables auront lieu les 17 et 18 avril au pavillon La Laurentienne.

«Ces ateliers, avec une consultation en ligne qui est en cours depuis le 1er avril et deux ateliers de réflexion collective qui se tiendront les 16 et 18 avril, constituent la première étape d’un processus qui doit conduire à l’élaboration du prochain Plan d’action de développement durable 2019-2022, explique le vice-recteur aux affaires externes, internationales et à la santé, Rénald Bergeron. Les principaux objectifs de la consultation consistent à développer une vision commune, à définir un ensemble de priorités pour les années à venir. Nous souhaitons que le processus favorise l’engagement. Nous voulons que le Plan d’action soit celui de la communauté universitaire.»

Le vice-recteur rappelle que l’Université est rendue à son quatrième plan d’action dans le domaine du développement durable. «Ce concept porteur d’avenir, dit-il, est une réalité depuis une dizaine d’années sur le campus. Nous sommes plus que jamais animés d’une profonde culture de développement durable.»

Selon Rénald Bergeron, la réputation de l’Université Laval à ce chapitre n’est plus à faire. Il en veut notamment pour preuve le récent classement des universités actives dans la lutte contre les changements climatiques, réalisé par l’organisme spécialisé Times Higher Education. «Cet organisme nous positionne au quatrième rang au monde pour nos efforts en ce domaine, souligne-t-il. Au Canada, nous sommes deuxièmes. Ces résultats nous disent que collectivement nous avons avancé de façon importante en développement durable. Nous sommes devenus un acteur incontournable en ce domaine sur le plan international grâce à l’engagement, aux efforts et aux réalisations des membres de notre communauté universitaire.»

Les activités de consultation tourneront autour de cinq grands thèmes. Ce sont la santé durable et le milieu de vie, l’empreinte carbone et la mobilité durable, l’engagement et l’entrepreneuriat responsables, le laboratoire vivant et l’approche expérientielle, et le leadership et les partenariats.

Bien-être, saines habitudes de vie, interdisciplinarité, alimentation responsable, activité physique, santé psychologique: le thème de la santé durable et du milieu de vie se décline en plusieurs dimensions.

«Nous avons l’ambition d’élargir la portée du prochain Plan d’action à la santé durable, indique Rénald Bergeron. Cette notion est déjà incluse dans le Plan stratégique de l’Université. Le Plan d’action tiendra compte du transport actif et du transport collectif. Le fait que nos étudiants aient appuyé l’implantation du Laissez-passer universitaire de transport en commun pour la communauté étudiante de l’Université va dans ce sens. Le Plan d’action tiendra également compte des études réalisées partout au Canada qui soulignent une augmentation des symptômes de stress, d’anxiété et de dépression en milieu universitaire. Je dirais que l’approche préconisée ira dans le sens de bouger mieux et davantage, de manger mieux et probablement moins, et de viser à trouver un équilibre entre le travail, ou les études, et la vie privée.»

Le thème du laboratoire vivant et de l’approche expérientielle en développement durable touche autant aux activités de recherche que de formation. «À l’heure actuelle, explique Rénald Bergeron, plusieurs universités à travers le monde réorientent leurs méthodes d’apprentissage en amenant les grandes questions de l’heure sur leur campus. L’enseignement devient plus ouvert et plus connecté à l’interdisciplinaire.» Ce thème inclut la notion de banc d’essai qui vise la mise en place de nouvelles pratiques durables et profitables pour les collectivités. «Depuis plusieurs années, l’Université sert de banc d’essai pour tester de nouvelles pratiques, poursuit le vice-recteur. Par exemple, nous avons commencé à acheter du gaz naturel renouvelable d’Énergir. Cette ressource provient de résidus alimentaires, agricoles ou industriels, et non d’énergies fossiles.»

Rappelons que l’Université Laval devenait en 2015, de façon volontaire, la première université carboneutre au Canada. L’année suivante, elle obtenait pour une deuxième fois la certification internationale de niveau or STARS pour la qualité de son engagement en développement durable. En 2017-2018, l’Université présentait pour une troisième année consécutive un bilan nul de ses émissions de gaz à effet de serre. La même année, il s’était donné sur le campus 376 cours liés au développement durable. On compte maintenant huit kilomètres de pistes cyclables dans la cité universitaire. En 2017-2018, les activités de Mon équilibre UL ont sensibilisé plus de 5300 personnes aux saines habitudes de vie.

«Nous ambitionnons, soutient le vice-recteur, de rester parmi les acteurs qui vont exercer une influence par les connaissances scientifiques que nous produisons et par la mobilisation de notre communauté.»

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