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Volume 52, numéro 26 | 4 mai 2017

Actualités UL

Pour une visibilité accrue des connaissances

La Bibliothèque lance la phase 2 de développement de la plateforme de dépôt institutionnel Corpus UL

Par Yvon Larose

Le professeur Thierry Ollevier enseigne au Département de chimie. Entre avril 2016 et janvier 2017, il a déposé, sur la plateforme de dépôt institutionnel Corpus UL, 14 articles publiés au préalable dans des revues savantes à comité de lecture. Selon lui, le libre accès permet une diffusion très large des publications rendues disponibles à l’ensemble de la communauté scientifique. «Cet avantage, dit-il, est majeur dans le sens que nos articles peuvent être repérés beaucoup plus facilement par des moteurs de recherche et ainsi être téléchargés. L’intérêt est donc important en termes de rayonnement international pour les résultats de recherche des professeurs.»

Le mardi 2 mai, la Bibliothèque a lancé la phase 2 de développement de Corpus UL. Cette phase permettra aux chercheurs de l’Université de pouvoir déposer de nouveaux types de documents, et ce, dans quatre nouvelles collections. L’une d’elles portera sur les textes ayant été soumis à un mécanisme éditorial distinct de la révision par les pairs. Les autres porteront sur les chapitres de livre, les livres et les rapports de recherche. Cette dernière collection regroupera des documents scientifiques ou techniques, publiés ou non, et habituellement archivés.

«La phase 2 fait passer la collection de la phase 1 en deuxième vitesse, soutient le directeur du projet Corpus UL et directeur du soutien à la recherche et à l’apprentissage à la Bibliothèque, Guy Bilodeau. Nous souhaitons que la seconde phase fera adhérer davantage de chercheurs à Corpus UL.»

La plateforme de dépôt institutionnel a vu le jour il y a un an. Elle s’adresse aux professeurs, aux étudiants inscrits aux cycles supérieurs, aux postdoctorants et aux professionnels de recherche. Elle vise à rendre largement accessibles et réutilisables les résultats de la recherche universitaire pour en accroître la visibilité et pour en favoriser le partage. Cette approche s’inscrit dans l’esprit des politiques de libre accès dont se sont dotés les gouvernements au fil des ans. Le gouvernement fédéral canadien, par exemple, exige depuis 2015 que les articles scientifiques publiés à partir de travaux de recherche qu’il a subventionnés soient rendus publics 12 mois après leur publication dans une revue savante. Ministères, organismes à but non lucratif, hôpitaux, PME, chercheurs dans les pays en développement: la demande pour ce type d’information est réelle et diversifiée.

Au moment de mettre sous presse, Corpus UL contenait plus de 1 470 documents. Cette collection est constituée uniquement d’articles publiés dans des revues savantes disposant d’un mécanisme de révision par les pairs. S’y ajouteront les nouveaux types de documents. Les sujets de recherche touchent à de nombreux domaines du savoir, dans les sciences exactes comme dans les sciences humaines et sociales. «Notre collection, c’est de la science de haut niveau, affirme Guy Bilodeau. La révision des articles chez les éditeurs, par trois ou quatre experts du domaine, garantit la qualité des données et constitue un sceau d’approbation.»

Chaque année, les chercheurs de l’Université publient entre 9 000 et 10 000 articles scientifiques. «Pour notre première année d’existence, nous visions le dépôt de 10 à 15% des articles, souligne le directeur. Nous avons atteint notre objectif. En fait, nous sommes d’autant plus satisfaits de notre bilan que nous avons entièrement respecté nos budgets et nos échéanciers. Ce projet a été extrêmement bien mené par toute l’équipe de développement à la Bibliothèque.»

Maude Laplante-Dubé, bibliothécaire-conseil à la diffusion de la recherche à la Bibliothèque, fait partie de l’équipe de Corpus UL. Elle rappelle que de nombreuses présentations ont été faites durant la phase 1. «Il reste du travail à faire, poursuit-elle. Le concept est parfois encore mal compris. Souvent les professeurs s’informent au sujet du droit d’auteur. Sur ce plan, nous nous assurons de diffuser les articles en conformité avec les politiques d’accès libre des éditeurs.»

Selon la bibliothécaire-conseil, les contenus de Corpus UL sont indexés dans les moteurs de recherche parmi les plus populaires, comme Google et Google Scholar. «Ils le seront bientôt dans des bases de données internationales qui répertorient du contenu en libre accès, explique-t-elle. L’une d’elles est la plateforme européenne OpenAIRE. D’ici 2020, la recherche subventionnée par l’Union européenne sera en libre accès sur cette plateforme, qui est également ouverte internationalement. Tous nos articles seront répertoriés à cet endroit.»

Consultez la plateforme de dépôt institutionnel Corpus UL.

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